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Covid-19: pourquoi cette "troisième vague" est-elle plus compliquée à gérer dans les hôpitaux?

Les hôpitaux font face à des flux de patients constants en raison de la pandémie.

Les services de réanimation toujours plus saturés. Santé Publique France y comptabilise 4.651 patients hospitalisés mercredi soir en réanimation contre 4.634 la veille. Le record de la deuxième vague se rapproche avec 4.903 patients en réanimation le 16 novembre dernier. Et au cours des dernières 24 heures, 384 malades sont entrés en réanimation. Le nombre total d'hospitalisations liées au Covid est de 26 876 (+ 2.130 en 24 heures).

L'Île-de-France concentre une forte part de ces malades en réanimation, 1.382 au total. Mercredi, dans un mail adressé à ses équipes, Martin Hirsch expliquait que l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris n'avait pas connu un nombre d'entrées en hospitalisation conventionnelle ou en réanimation aussi élevé depuis la première vague.

Impossible, comme l'an dernier, de faire appel à des renforts venus d'autres régions

Contrairement à il y a un an, les services de réanimation peinent à trouver du personnel pour s'occuper des nouveaux lits de réanimation. "On se débrouille en interne", confie un chef de service de réanimation marseillais. Impossible, comme l'an dernier, de faire appel à des renforts venus d'autres régions, moins touchées cette fois, la tension hospitalière se généralise.

Impossible aussi de compter sur les retraités, déjà sollicités dans les centres de vaccination. Et sur les étudiants, moins mobilisés. Et quand les hôpitaux, comme celui de Montfermeil, lancent des appels à candidature, ils restent sans réponse.

Réaffectations et formations express

Alors les journées se rallongent, les heures supplémentaires se multiplient. Et dans un hôpital de Seine-et-Marne, les anciens infirmiers de réanimation aujourd'hui affectés ailleurs sont priés de revenir pour prêter main forte, pendant que d’autres infirmiers sont formés en accéléré pour venir renforcer les services.

Les vacances de Pâques ne sont pas encore validées qu'il faut, pour certains, songer à y renoncer.

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Caroline Philippe (avec J.A.)