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La grippe et la grippe aviaire inquiètent aussi Brigitte Autran, en plus du Covid

En plus du Covid, Brigitte Autran, présidente du Covars, a expliqué ce mardi dans "Apolline Matin" sur RMC et RMC Story être également inquiète concernant les virus de la grippe et de la grippe aviaire à l’approche de l’hiver.

Il n’y a pas que le Covid. Pour Brigitte Autran, présidente du Covars (Comité de veille et d'anticipation des risques sanitaires), l’organe qui succède au Conseil scientifique, l’hiver à venir peut apporter d’autres virus. Et ils doivent également être surveiller très attentivement. Qu’est-ce qui l’inquiète le plus, alors, entre le Covid et la grippe, qui pourrait revenir en force dans les prochaines semaines ? "Les deux", répond l’immunologue dans "Apolline Matin" ce mardi sur RMC et RMC Story.

"Nous n’avons pas eu de forte épidémie de grippe depuis deux ans et donc notre immunité globale contre la grippe s’est probablement amoindrie", explique la Pr Brigitte Autran. Et comme dans le cadre de la lutte contre le Covid, la vaccination s’avère efficace.

"J’encourage énormément la vaccination contre la grippe, autant que contre le Covid, souligne la présidente du Covars. C’est exactement pour les mêmes personnes, les deux vaccinations peuvent se faire en même temps. Le vaccin grippe n’est pas encore arrivé, alors que le vaccin Covid est déjà là et il ne faut peut-être pas attendre. La grippe peut être sévère donc il ne faut pas oublier ce point."

Un cas de transmission de la grippe aviaire à un homme, en Espagne

La grippe aviaire préoccupe aussi Brigitte Autran. En Espagne, un employé d'une exploitation avicole a contracté la grippe aviaire fin septembre, dans un cas rare de transmission à l'homme. Il est resté asymptomatique jusqu'à ce qu'il soit testé négatif, sans autre infection connue. Faut-il quand même s’inquiéter ? "Oui", estime la présidente du Covars.

"Pour nous, c’est un élément important, ajoute-t-elle à propos de la grippe aviaire. Nous faisons une hiérarchie des risques, autres que ceux dont on a été saisi par le gouvernement, et effectivement la grippe aviaire est très haut placée."

Fin septembre, le niveau de risque lié à la grippe aviaire est passé de "négligeable" à "modéré" en France. Les éleveurs doivent mettre les volailles à l'abri dans les zones à risques et les tester si un foyer était détecté à moins de 20 kilomètres de leur exploitation. L’année dernière, un épisode de grippe aviaire d'une ampleur inédite avait conduit à l'abattage de 16 millions de volailles de novembre 2021 à juin 2022, dont 11 millions dans le Grand Ouest, avec un total de 1.378 élevages atteints par le virus.

LP