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Le pass vaccinal n'est pas la bonne solution selon le professeur Eric Caumes, qui trouve le vaccin décevant

L'infectiologue à l’Hôtel Dieu et professeur de maladies infectieuses Eric Caumes estime sur RMC que le pass vaccinal est une "régression sanitaire".

Le pass vaccinal continue de faire polémique. L'Assemblée nationale débat actuellement de l'instauration d'un pass vaccinal destiné à inciter les Français à se faire vacciner pour lutter contre la pandémie de Covid-19.

Le gouvernement espère une adoption définitive en fin de semaine ou début de semaine prochaine du projet de loi qui permettrait de transformer le pass sanitaire actuel en pass vaccinal, avant une entrée en vigueur au 15 janvier.

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"Le pass vaccinal est une régression sanitaire"

Invité de Jean-Jacques Bourdin ce mercredi matin, le professeur Eric Caumes estime que ce n'est pas la bonne stratégie pour faire face au virus.

"Le pass vaccinal, pour moi, n'est pas la bonne solution. J'ai même dit que c'était une régression sanitaire, c'est un peu provocateur. Juste parce qu'on ne peut pas nier qu'une infection naturelle est aussi efficace voire même plus efficace qu'une vaccination. La fameuse immunité naturelle. L'immunité collective, on l'acquiert par le vaccin et par l'infection naturelle. Et au rythme de contaminations actuelles..."

"On est déçu par la durée de protection qui est vraiment très, très faible"

L'infectiologue à l’Hôtel Dieu et professeur de maladies infectieuses à Sorbonne Université estime que ce vaccin contre le Covid est une déception quant à la durée de protection.

"On est déçu quand même globalement, car un vaccin... Quand on vaccine un enfant, on ne les vaccine pas pour quatre mois, six mois. On le vaccine pour dix ans, vingt ans. On est déçu par la durée de protection qui est vraiment très, très faible. Et on est aussi déçu de l'efficacité, on voit bien que ça n'empêche pas la circulation du virus".

Propos de Macron sur les non-vaccinés: "Un dérapage"

"Le médecin comprend évidemment ce dérapage, qui est d'ailleurs probablement un dérapage contrôlé. Nous-mêmes avons fait preuve d'une certaine exaspération par rapport aux non-vaccinés et avons pu tenir des propos qui vont au-delà de notre pensée. Le citoyen est lui un peu plus surpris mais se dit qu'au final, ce sont peut-être des propos d'entrée en campagne".

J.A.