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Menaces de mort contre des députés à cause du pass sanitaire: une enquête ouverte

L'assemblée nationale a adopté le budget de crise du gouvernement

L'assemblée nationale a adopté le budget de crise du gouvernement - Ludovic MARIN - AFP

Le climat reste tendu en France après l'annonce de l'extension du pass sanitaire en réponse à l'augmentation des contaminations au Covid-19.

Le pass sanitaire continue de faire polémique et conduit certains à menacer les élus de violences. Le parquet de Paris a annoncé avoir ouvert mardi une enquête pour "menaces de mort à l'encontre de personnes investies d'un mandat public", reçues depuis une semaine par des députés soutenant les mesures vaccinales du gouvernement et la mise en place du pass sanitaire.

Le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand avait annoncé jeudi avoir signalé au parquet ces tentatives d'intimidation de parlementaires, dont certains ont eux-mêmes déposé une plainte, a précisé le parquet. Les investigations ont été confiées à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP).

Patricia Mirallès, élue LREM de l'Hérault, avait par exemple reçu par courrier le texte suivant: "Dites aux autres députés de bien voter car à partir de maintenant, c’est des vraies balles que vous allez vous prendre. Vous nous injecterez jamais le vaccin".

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a écrit vendredi soir aux préfets et aux forces de l'ordre pour leur demander de renforcer les mesures de protection envers les élus dans le contexte des mobilisations des anti-vaccins.

Le ministre réclamait de "renforcer la surveillance aux abords des permanences des parlementaires ainsi que de leur domicile le cas échéant" ou encore de prendre contact avec les parlementaires et élus pour "leur rappeler les démarches à suivre en cas d'incident".

Alexandre Freschi (Lot-et-Garonne) et Jean-Marc Zulesi (Bouches-du-Rhône) ont également publié sur les réseaux sociaux certains messages reçus.

La rédaction avec AFP