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"On a besoin de revivre": dans l'Eure, les habitants espèrent un allègement des restrictions sanitaires

Le département affiche en effet un taux d'incidence parmi les plus bas du pays avec 38,3 pour 100.000 personnes.

Un nouveau conseil de défense aura lieu dans les prochains jours pour évoquer la situation sanitaire avec le président Macron. Une situation en amélioration. Une trentaine de départements à moins de 50 cas pour 100 000 habitants pourraient être concernés comme par exemple le Cantal, l'Allier, la Somme, Saône-et-Loire, la Nièvre ou l'Aisne.

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À Évreux, dans l'Eure, habitants et commerçants commencent à espérer un allègement. Dans les rues de la ville, le masque se fait déjà de plus en plus rare. Relâchement, ras-le-bol, difficile à dire, en même temps le taux d'incidence dans le département est très faible. Alors pour ce restaurateur, il est temps d'abandonner le pass sanitaire.

“Je pense qu’on n’a plus besoin de ça. On arrive à un moment où ça va nous gaver. Je pense que les restaurateurs en ont assez. Les gens se sont quand même prêtés au jeu, maintenant, c’est au système de rendre la monnaie. On a besoin de revivre”, assure-t-il.

Un risque de reprise?

Fatima approuve. Elle, se verrait déjà bien tomber le masque pour faire son shopping.

“Ce serait bien de lever un peu le pied. On voit bien que le taux stagne voire redescend et les gens commencent à en avoir un petit peu marre. Ce serait sympa qu’ils pensent aux départements les moins touchés, affirme-t-elle.

Mais il y a aussi ceux qui préfèrent la prudence, c'est le cas de Roch 19 ans. “Il ne faut pas aller trop vite. À mon avis, les gens ont trop tendance à vite se relâcher et j’ai peur que l’épidémie reparte”, indique-t-il.

Comme l'Eure, une trentaine d'autres départements ont un taux d'incidence sous le seuil de 50 pour 100 habitants et espèrent voir les restrictions s'assouplir rapidement.

Romain Houg avec Guillaume Descours