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"On est montrés du doigt, on est tous à cran": pourquoi certains restaurateurs vont rouvrir malgré tout ce lundi

Un mouvement de restaurateurs appelle à désobéir ce lundi en ouvrant malgré les interdictions.

David Reynes, chef et propriétaire du restaurant “Les terrasses de David et Louisa” à L’Isle-sur-la-Sorgue dans le Vaucluse a expliqué ce lundi matin sur RMC pourquoi il va "ouvrir" son restaurant ce midi.

A l’appel du chef Stéphane Turillon (La Source Bleue, dans le Doubs) et de plusieurs collectifs, des restaurateurs prévoient d’ouvrir et de servir leurs clients ce midi un peu partout en France.

David Reynes fait donc partie de ceux-ci et assure qu'il a tout préparé depuis la semaine dernière pour ouvrir de façon légale.

"On a rencontré la préfecture: elle nous autorise, uniquement pour ce lundi midi, à accueillir du public et à servir des repas, du moment que les clients ne s’assoient pas en terrasse. (...) En clair, grâce à cet arrêté préfectoral, je prévois de faire une sorte de grande vente à emporter ce lundi midi. Notre espace est assez volumineux pour ça et pour un peu de convivialité"

"Ils n'arrêtent pas de nous endormir"

Les restaurants clandestins qui enfreignent les règles en servant des clients à table verront leur accès au fonds de solidarité "suspendu pendant un mois", et définitivement en cas de récidive, a annoncé lundi le ministre de l'Economie Bruno Le Maire sur RTL. 

Par ailleurs, ils risquent des mesures administratives d’abord, comme la fermeture de l’établissement ou le retrait des licences de ventes de boisson. Mais aussi potentiellement des poursuites judiciaires pour "mise en danger de la vie d’autrui", ce qui peut aller jusqu’à 15.000 euros d’amende et un an d’emprisonnement. 

David Reynes ne semble pas avoir peur des conséquences de son geste. 

"Ils n'arrêtent pas de nous endormir. On en a marre, on est montrés du doigt on est à bout on est tous à cran. (...) Ca fait des mois qu'on est tenus sous perfusion d'aides. On demande juste de travailler." 
J.A.