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Reconfinement: le télétravail "n'est pas une option" mais "une obligation", précise Elisabeth Borne

Le gouvernement a précisé ce jeudi les modalités du confinement qui débute cette nuit.

Le télétravail "n'est pas une option" mais "une obligation" pour les travailleurs, salariés ou indépendants qui peuvent exercer leur activité à distance, a indiqué jeudi soir la ministre du Travail Elisabeth Borne lors de la conférence de presse du Premier ministre sur le reconfinement.

"Le télétravail n'est pas une option. Cette obligation sera inscrite dans la nouvelle version du protocole national en entreprise" a indiqué Mme Borne, détaillant trois cas.

"Premier cas de figure, un travailleur qui peut effectuer toutes ses tâches en télétravail doit le faire 5 jours sur 5. Deuxième cas de figure, ceux qui ne peuvent pas effectuer toutes leurs tâches à distance peuvent se rendre une partie de leur temps sur le lieu de travail, c'est le cas par exemple dans un bureau d'études pour un ingénieur ou un technicien, ou pour un architecte qui a besoin d'équipements spécifiques pour travailler".

Les réunions en audio ou visioconférence "doivent constituer la règle"

"Toutefois, l'organisation du travail doit permettre de regrouper ces activités pour limiter les déplacements", ajoute la ministre. "Troisième cas de figure, certains métiers ne peuvent être réalisées à distance", comme dans les commerces restant ouverts, dans le BTP, l'agriculture ou "tous les intervenants à domicile", a précisé la ministre. Pour ce dernier cas, "il sera nécessaire de disposer d'une attestation de l'employeur".

Ces derniers devront aménager les horaires d'arrivée et de départ "afin de limiter l'affluence aux heures de pointe". Les réunions en audio ou visioconférence "doivent constituer la règle" et "les moments de convivialité en entreprise", comme les pots de départ, "ne sont pas autorisés". 

Elisabeth Borne a réitéré l'engagement pris la veille auprès des partenaires sociaux de prolonger le dispositif d'activité partielle jusqu'au 31 décembre, avec un reste à charge nul pour l'employeur pour "tous les secteurs protégés ou les secteurs qui font l'objet d'une fermeture administrative", comme les cafés, bars, restaurants, salles de sport, etc...

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AFP