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"Un retard majeur": alerte sur les risques de la troisième déprogrammation d'opérations médicales en Île-de-France

L'annonce de la déprogrammation d'opérations médicales en Île-de-France, la troisième depuis le début de l'épidémie de Covid-19, inquiète alors que les retards s'accumulent.

L'agence régionale de santé (ARS) d'Île-de-France a donné lundi "l'ordre ferme" aux hôpitaux et cliniques franciliens de déprogrammer 40% de leurs activités médicales et chirurgicales, pour augmenter le nombre de lits de réanimation dédiés aux malades du Covid-19.

Le Professeur Alain Sautet, chef de service de chirurgie orthopédique et traumatologique à l'hôpital Saint-Antoine, à Paris a été informé que le pic d'hospitalisations de novembre pourrait être atteint dans 5 jours. Il faut donc déprogrammer en urgence des opérations: "On doit ouvrir 8 ou 9 unités de réanimation d'où la nécessité de récupérer du personnel de bloc opératoire", précise le praticien.

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Des personnes déprogrammées trois fois?

Pour le moment seuls les soins de confort, comme l'ophtalmologie ou l'orthopédie sont concernés.

Mais il ne faut pas minimiser pour autant cette nouvelle vague de déprogrammation: "Certaines personnes ont été déprogrammées à la première vague, à la seconde et maintenant encore à la troisième. C'est un retard majeur et il y aura des conséquences", déplore Catherine Simonin, membre du bureau de France Assos Santé, une association qui vient en aide aux patients.

Catherine Simonin demande notamment que certaines opérations, au même titre que les hospitalisations en réanimation pour Covid-19, puissent être non pas reportées mais transférées dans des hôpitaux de régions moins en tension.

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Benoît Ballet (avec Guillaume Dussourt)