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Variant Omicron: ce que l'on sait des "13 cas suspects" en France

"Il y aura très probablement des cas sur notre territoire dans les prochaines heures ou les prochains jours" a précisé Gabriel Attal.

Ce n'est plus une question d'heures mais bien de lutter désormais. Il y a actuellement "13 cas suspects du variant Omicron sur le territoire" français" et il y aura des cas avérés "dans les prochaines heures ou les prochains jours", a annoncé mercredi le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal.

"A l'heure à laquelle je vous parle, il y a 13 cas suspects du variant Omicron sur notre territoire, ce sont des cas suspects, c'est-à-dire pour lesquels un criblage a laissé penser qu'il y avait une possibilité de variant Omicron. Tous ces cas sont en train d'être séquencés", a expliqué le secrétaire d'Etat à la sortie du Conseil des ministres. "Ne soyons donc ni dupes ni naïfs, il y aura très probablement des cas sur notre territoire dans les prochaines heures ou les prochains jours", a-t-il ajouté.

Précisant "qu'aucune donnée consolidée ne nous permet de conclure que ce variant serait plus dangereux ou plus résistant aux vaccins", il a souligné qu'il "n'y a pas de panique, mais une vigilance maximale" sur ce sujet.

Une seule certitude: le patient testé positif est actuellement à la Réunion. Il s'agit d"un homme de 53 ans" qui a voyagé au Mozambique et "a fait escale en Afrique du Sud" avant de venir à La Réunion, a précisé le microbiologiste Patrick Mavingui, qui a fait la découverte, sur RMC, mardi.

Placé à l'isolement ainsi que son entourage, "l'homme souffre de douleurs musculaires et de fatigue", a déclaré le scientifique.

"Aux dernières informations, il avait quelques symptômes: de la fièvre, de la toux, des douleurs musculaires. Des symptômes classiques, un peu grippaux, qui commencent quand on a le Covid-19. Cette personne avait fait un déplacement au Mozambique et a fait escale en Afrique du Sud. Il est isolé pour une dizaine de jours avec des précautions particulières pour surveiller sa santé personnelle et ne pas exposer l'entourage proche" a-t-il expliqué sur RMC.

Concernant l'actuelle vague de contaminations, "la situation sanitaire s'aggrave très nettement, et très rapidement sur notre territoire", a souligné Gabriel Attal, constatant une "reprise massive de l'épidémie" avec mardi 47.177 nouveaux cas, "un niveau jamais atteint depuis le printemps". "La tension hospitalière augmente nettement", a-t-il aussi relevé, et même si "elle reste heureusement plus mesurée que lors des précédentes vagues grâce au vaccin, elle pourrait rapidement devenir une contrainte forte pour l'hôpital".

"Les admissions ont augmenté de 40% cette dernière semaine, il y a aujourd'hui 20% de patients hospitalisés, 25% de patients en réanimation de plus que la semaine dernière, le nombre d'hospitalisations vient de franchir la barre des 10.000 pour la première fois depuis le mois d'août", a-t-il ajouté.

"Toutes les régions à l'exception de la Normandie sont au-dessus du seuil d'alerte maximale de 200 pour 100.000 habitants, dans 15 départements, dont Paris, le Rhône, les Bouches-du-Rhône, le taux d'incidence dépasse 400, en Ardèche, il frôle même les 600" dans "l'un des départements où la couverture vaccinale est nettement en dessous de la moyenne nationale", a-t-il encore détaillé.

La rédaction de RMC (avec AFP)