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Contrôle technique des deux-roues: pourquoi le revirement d'Emmanuel Macron n'en est pas vraiment un

Les motards ont fait part de leur colère ces derniers jours après l'annonce d'un contrôle technique obligatoire tous les deux ans à partir de 2023. Emmanuel Macron a suspendu jeudi le décret, mais le sujet va inévitablement revenir sur la table.

Emmanuel Macron fait marche arrière. Le chef de l'Etat a fait savoir jeudi après-midi qu'il suspendait "jusqu'à nouvel ordre" le décret paru mercredi au Journal Officiel et qui prévoyait la mise en place d'un contrôle technique obligatoire pour les deux roues de plus de 50 cm3 à partir de 2023. Une mesure qui vise à améliorer la sécurité routière, protéger l'environnement et limiter les nuisances sonores.

Exigé par l'Union Européenne, ce contrôle technique avait depuis deux jours déclenché la grogne des fédérations de motards. Mais ce décret n'aura donc tenu que 24h.

Ce contrôle technique va de toutes façons vite revenir sur la table

En plein coeur de l'été, et après en avoir discuté avec Jean-Baptiste Djebarri le ministre des Transports, Emmanuel Macron a donc décidé d'accorder un petit répit aux conducteurs de deux roues.

"Les Français ont franchement autre chose à penser", justifie un conseiller gouvernemental. L'exécutif n'avait pas envie non plus de réveiller la colère des motards, qui avaient déjà manifesté par milliers au printemps dernier.

Mais ce contrôle technique va de toutes façons vite revenir sur la table, puisqu'une concertation doit s'ouvrir début septembre avec les fédérations et associations, pour discuter des modalités.

Et ça ne fait pas l'ombre d'un doute : le contrôle technique des deux roues n'est pas complètement abandonné. A terme, il devrait bien finir par devenir obligatoire. C'est une directive européenne de 2014 qui le prévoit, et la France ne peut pas s'asseoir dessus. 

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Paul Barcelonne (avec J.A.)