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Grève des transporteurs de carburant: "Les pouvoirs publics vont intervenir pour éviter tout incident"

Les conducteurs de camions transportant des matières dangereuses (carburants, gaz...) poursuivent ce mercredi le mouvement lancé vendredi par la CGT-Transports. Une situation déplorée ce Claude Blot, vice-président de l'Union TLF (Transport et Logistique de France).

Les conducteurs de camions transportant des matières dangereuses (carburants, gaz...) ont entamé mercredi en Ile-de-France et dans la région de Rouen leur sixième jour de grève dans "l'attente d'un signe significatif des autorités", a indiqué la CGT. Ce mouvement vise à pousser le patronat (FNTR, TLF, OTRE) à "négocier" l'insertion dans la convention collective du transport routier de "spécificités" propres aux matières dangereuses.

"Je veux insister sur le fait que ce mouvement n'est conduit que par un seul syndicat, la CGT alors même qu'elle est minoritaire dans notre profession", indique ce mercredi sur RMC, Claude Blot, vice-président de l'Union TLF (Transport et Logistique de France), à savoir la première organisation professionnelle représentative de l’ensemble des métiers de la chaîne du transport et de la logistique.

"Les grévistes, au lieu d'informer, menacent les automobilistes"

"La majorité des conducteurs de véhicules de ravitaillement en carburant n'est pas en grève, martèle-t-il. Il y a donc du carburant mais il y a des problèmes pour le distribuer". Et d'expliquer l'absence de carburant dans certaines stations-service tout d'abord par "un effet de panique de la part automobilistes" mais aussi par le fait "qu'à l'approche de ces stations, les piquets de grève peuvent décourager les conducteurs".

Car, selon Claude Blot, "les grévistes, au lieu d'informer, menacent les automobilistes", "c'est pourquoi les pouvoirs publics m'ont assuré de leur intervention, à partir de ce mercredi matin, pour éviter tout incident et faire que les choses se passent normalement. Les conducteurs ont droit de faire grève mais ils n'ont pas le droit d'interdire à leurs collègues de travailler".

M.R avec Jean-Jacques Bourdin