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Pas de contrôle technique des deux-roues: l'association Respire va attaquer le gouvernement

Le gouvernement n'imposera finalement pas de contrôle technique aux deux-roues. Une décision qui scandalise les associations écologistes et militantes pour la sécurité routière.

Pas de contrôle technique pour les deux-roues. Le décret qui prévoyait sa mise en place début 2023 a été abrogé ce mardi. Une décision conforme à la promesse faite par Emmanuel Macron en août dernier aux motards, mais qui vient contredire une décision du conseil d'Etat du 16 mai dernier.

Si les motards sont soulagés, les associations Respire, Ras le Scoot et Paris sans voiture, qui avaient saisi le conseil d'Etat, déplorent une décision "illégale". "Le gouvernement a cédé au lobby des motards", dénonce ce mercredi sur RMC Tony Renucci, directeur de l'association Respire.

"C'est une décision méprisante envers les associations écologistes et ceux qui portent ce combat écologique, qui n'ont pas été reçus par le ministre des Transports Clément Beaune, qui a contrario a reçu les associations de motards", ajoute-t-il.

Les "normes de bruit", pas respectées par la majorité des deux-roues?

Car pour lui, ce contrôle technique aurait dû permettre de sortir de la circulation les deux-roues qui ne sont pas aux normes, "émetteurs de pollution atmosphérique et sonore, à la mortalité aggravée". Tony Renucci estime notamment que 80% des scooters et 50% des motos ne respectent pas "les normes de bruit", notamment.

Après avoir poursuivi le gouvernement sur la base du premier décret, estimant qu'il fallait anticiper et démarrer le contrôle technique des deux-roues le plus tôt possible, Tony Renucci annonce que l'association Respire va de nouveau retourner devant la justice": "On attaque cette nouvelle décision et on va demander l'application du contrôle technique sans délai", assure-t-il.

En août 2021, après la publication du décret introduisant l'obligation du contrôle technique pour les deux-roues, Emmanuel Macron avait enterré le projet, estimant que "ce n'était pas le moment d'embêter les Français".

Guillaume Dussourt