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Prix des carburants: sur RMC, Michel-Edouard Leclerc demande à l'Etat "de baisser ses taxes"

Inflation, pénuries, prix des carburants, pouvoir d’achat: les réponses de Michel-Edouard Leclerc aux consommateurs sur RMC.

Le litre de gazole n'a jamais été aussi cher en France. Il a atteinte plus d'1,56 euro le litre dans les stations-service du territoire et plus d'1.70 euro pour le Sans Plomb: le précédent record datait de 2018, juste avant la crise des "gilets jaunes". 

Après la hausse des tarifs du gaz et de l'électricité, le sujet est inflammable et pris au sérieux par l'Exécutif. 

Sur RMC, Michel-Edouard Leclerc a demandé ce matin à l'Etat "de baisser ses taxes". Le président du comité stratégique des centres E. Leclerc a ainsi indiqué que sa chaînes d'hyper et de supermarchés n'avait "pas beaucoup sous le pied pour baisser nos marges, on gagne que 1 à 2 centimes par litre".
Et de glisser: "Je suis prêt à aider l'État pour baisser les taxes. C'est bien sûr à eux de commencer" taclant la ministre Barbara Pompili au passage.

"Si l'Etat baissait ses taxes (sur l'essence et le gazole), on suivrait (...) Les hausses se voient vite chez nous parce qu'on n'a pas le droit de vendre à perte, on est obligé de suivre le tempo des hausses et de les répercuter", a poursuivi Leclerc. 

Mardi, justement, la ministre de la Transition écologique avait "demandé aux distributeurs de faire un geste", lors de la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale.

Un sujet au coeur de la campagne présidentielle

Le gouvernement tâtonne pour trouver la réponse à apporter. D'autant qu'à six mois de la présidentielle, les oppositions se saisissent aussi du dossier. Il suffit ainsi de regarder les unes de la presse quotidienne régionale, s'inquiète un conseiller de l'Exécutif. "Le sujet des carburants monte très fort en province" confie-t-il.

Problème: le gouvernement a déjà mis beaucoup d'argent sur le table: le coup de pouce de 100 euros pour les bénéficiaires du "chèque-énergie", le blocage des tarifs du gaz jusqu'en avril prochain... "On est en train de regarder, insiste ce conseiller, mais les marges de manoeuvre sont assez minces".

Des "mesures de protection"?

Le gouvernement a dit étudier des "mesures de protection" pour les Français si les prix des carburants devaient continuer à monter "dans la durée", a annoncé mercredi son porte-parole Gabriel Attal sur RMC, face à Jean-Jacques Bourdin. 

Il y a plusieurs pistes qui sont possibles: il y a la question de la baisse des taxes - on n'en est pas là aujourd'hui -; il peut y avoir une question d'une aide spécifique", a-t-il détaillé, tout en précisant que "la décision n'est pas prise". "Avant de prendre une décision, il faut regarder qu'est-ce qui est le plus efficace pour aider les Français qui en ont le plus besoin", a-t-il ajouté.

"Dès lors que ces hausses se poursuivraient et que les estimations qui sont faites indiqueraient qu'elles devraient se poursuivre dans la durée, évidemment que nous considérerions des mesures de protection, comme on l'a fait sur le gaz, comme on l'a fait sur l'électricité", a-t-il expliqué. "Si ces hausses se poursuivent, on prendra les mesures nécessaires", a-t-il insisté. 

Et pendant que le gouvernement réfléchit, les oppositions, elles, avancent leurs pions. Même proposition pour Anne Hidalgo et Marine Le Pen: baisser la TVA sur les carburants, de 20 à 5,5%, soit une dizaine d'euros gagnés sur un plein d'essence, estime la candidate du RN.

La France Insoumise, elle, veut faire payer les entreprises du secteur comme Total en taxant leur bénéfices pour redistribuer l'argent aux Français.

XA