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Coupures d'électricité sauvages: deux agents d'Enedis en garde à vue en Dordogne

Ces deux syndicalistes ont été interpellés et placés en garde à vue mercredi.

Deux syndicalistes agents d'Enedis en Dordogne ont été interpellés et placés en garde à vue mercredi dans le cadre d'une enquête sur une coupure sauvage d'électricité, le 10 janvier, dans une entreprise du département classée Seveso

Les deux agents ont été placés en garde à vue mercredi matin à la gendarmerie de Neuvic dans le cadre d'une enquête pour "mise en danger de la vie d'autrui", a-t-on indiqué au parquet de Périgueux sans plus de précision.

Selon les informations de RMC, une centaine de plaintes a déjà été déposée partout en France par RTE, qui transporte l'électricité et par Enedis qui la distribue. Des plaintes systématiques pour intrusion et manoeuvres non autorisées sur le réseau électrique. C'est maintenant à la justice de mener l'enquête pour identifier les auteurs, grâce à la vidéo surveillance notamment, même si ces auteurs agissent souvent cagoulés. 

Selon nos informations, une cinquantaine de militants CGT ont déjà été auditionnés, et deux hommes interpellés alors qu'ils tentaient de couper le courant à Orléans seront jugés fin février.

"Jeter de l'huile sur le feu"

Le placement en garde à vue de deux agents d'Enedis après des coupures sauvages d'électricité revient à "jeter de l'huile sur le feu", a estimé mercredi le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, qui a dénoncé le "mépris" du gouvernement face à la mobilisation contre la réforme des retraites.

"Il y a deux agents en garde à vue à Périgueux, il y en a eu deux à Orléans, trois à Bordeaux, il y a ceux de la RATP, etc. La conception de la négociation et de la discussion avec un mouvement de grève, c'est les gardes à vue. Je crois que ça, c'est jeter de l'huile sur le feu", a déclaré Philippe Martinez lors d'un déplacement à la centrale nucléaire de Gravelines, dans le Nord.

La rédaction de RMC (avec AFP)