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Coupures d'électricité sauvages: que risquent ces militants qui coupent le courant?

INFORMATION RMC - Une centaine de plaintes a été déposée par RTE et Enedis.

Deux syndicalistes agents d'Enedis en Dordogne ont été interpellés et placés en garde à vue mercredi dans le cadre d'une enquête sur une coupure sauvage d'électricité, le 10 janvier, dans une entreprise du département classée Seveso.

Selon les informations de RMC, une centaine de plaintes a déjà été déposée partout en France par RTE, qui transporte l'électricité et par Enedis qui la distribue. Par ailleurs, une cinquantaine de militants CGT ont déjà été auditionnés, et deux hommes interpellés alors qu'ils tentaient de couper le courant à Orléans seront jugés fin février.

Que risquent ces militants qui coupent le courant? Dans les faits, ils s’exposent à deux types de sanctions: disciplinaires et judiciaires. 

La justice peut s’appuyer sur un article du code de l’Energie qui prévoit une amende de 1.500€ pour intrusion ou manœuvre sur le réseau électrique. Les sanctions sont encore plus lourdes si les auteurs de ces coupures sont accusés de dégradation. Un délit pour lequel le code pénal prévoit jusqu’à deux ans de prison et 30.000€ d’amende.

Problème: il faut avant tout que la Justice parvienne à identifier les auteurs qui agissent souvent avec le visage cagoulé. A ce jour, on sait que deux hommes seront jugés fin février pour avoir tenté de coupé le courant à Orléans.

Quant aux sanctions disciplinaires, au sein de RTE qui gère le réseau et a déjà déposé une centaine de plaintes, cela va jusqu’au licenciement en cas de "faute grave". 

Enfin, un syndicat peut aussi être condamné s'il revendique une action. C’est arrivé une fois dans le passé, à la CGt, pour des coupures sauvages lors d’une grève en 1998.

Aurélia Manoli