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Vidéosurveillance dans les abattoirs: "Est-ce que ça va se retrouver sur Internet?"

La proposition de loi sur la vidéosurveillance dans les abattoirs revient à l'Assemblée ce jeudi. RMC s'est rendu dans un abattoir des Côtes-d'Armor, où les patrons ne sont pas forcément contre mais restent méfiants quant à l'utilisation des images.

Dans l'abattoir de Quintin, dans les Côtes-d'Armor, la direction veut installer des caméras pour éviter la maltraitance animale. Une idée qui ne plaît pas aux salariés comme Thierry: "Les images qui vont être faites, est-ce qu'elles vont vraiment sécuriser?"

Pascale gère un abattoir avec son mari depuis 15 ans. Pour elle, les caméras sont utiles, à condition d'être correctement utilisées: "On fait quoi de ces vidéos? Qui va les visionner? Est-ce que ça va se retrouver sur Internet? L'acte réalisé dans le respect de la réglementation et du bien-être animal peut paraître choquant pour des non-initiés".

"C'est un métier spécialisé, technique"

Les caméras c’est un premier pas, mais Pascale en est persuadée, pour éviter la maltraitante animale, le plus efficace reste de bien former ses salariés: "C'est un métier spécialisé, technique, il faut apprendre les bons gestes. Sur les vidéos de L214, l'impression que ça me donne c'est que ce sont des opérateurs qui manquent d'expérience, c'est souvent là où la maltraitance involontaire peut avoir lieu".

Pascale et son mari voudraient installer les caméras dans l’abattoir cette année. Ils sont actuellement en discussion avec leurs 21 salariés.

P.B. avec Anaïs Denet