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Télétravail: "pas plus de deux-trois jours par semaine"

Pour Roselyne Bachelot, travailler à la maison est une source de bien-être. Souplesse dans les horaires, conciliation de la vie familiale et professionnelle, économie de temps et d’argent, le télétravail a de nombreux arguments positifs. Pourtant, cette pratique ne concerne encore que 10% à 17% des salariés en France.

Le télétravail séduit de plus en plus en France. En 2014, il concernait 16,7% des salariés pour 12,4% en 2012. De plus, le gain moyen de productivité est de 22% grâce à une réduction de l’absentéisme selon une étude de 2015 pour le ministère de l'Industrie.

Pourtant, mal encadré, il peut être source de mal-être, de stress, de burn-out, de mélange entre la vie professionnelle et personnelle, d’isolement… Cette organisation nécessite certaines précautions comme l’explique Pierre Morel-A-L'Huissier, député LR. "L’image classique du télétravail c’est la désocialisation. Le salarié télétravailleur est un travailleur à temps complet, intégré à l’entreprise. Aujourd’hui, dans toutes les expériences que j’ai eu l’occasion de rencontrer, les grandes entreprises proposent deux à trois jours par semaine à domicile. Il ne faut pas aller au-delà."

Le député précise que les risques sont nombreux en cas de mauvaise organisation. "Il faut quand même que le télétravailleur puisse revenir dans l’organisation de l’entreprise. Sinon, il y a un risque pour qu’il se sente totalement en dehors de la société, ce qui est dangereux et contre-productif. En plus, cela peut créer quelques petits problèmes psychologiques. Donc les expériences réussies dans des grosses sociétés comme Michelin ou Sisco, mais aussi dans le secteur public, c’est deux voire trois jours au maximum de télétravail par semaine, pas plus."

100% Bachelot avec A. B