RMC

Abolqasem Salavati est surnommé "le juge de la mort" en Iran

Un juge qui a provoqué la colère des Occidentaux pour avoir condamné à mort un homme qui avait la double nationalité, iranienne et britannique. Un haut fonctionnaire, qui a été accusé d'espionnage, a été condamné mercredi dernier et exécuté samedi à l’aube. Le juge qui l’a condamné s’appelle Abolqasem Salavati. Il a 60 ans, c’est un ancien milicien qui a combattu pendant la guerre entre l’Iran et l’Irak et qui a ensuite été nommé procureur puis juge sans que l’on soit sûr qu’il n’ait jamais étudié le droit ou obtenu le moindre de diplôme.


C'est donc un "self-made-man" de la justice ou plutôt de la terreur.
Il exerce aujourd’hui à la chambre criminelle de Téhéran, celle qui juge des affaires sensibles impliquant des opposants politiques, des journalistes, des écrivains. On le surnomme le juge de la mort, ou bien "le juge qui pend" tant il a souvent prononcé la peine capitale. Ses audiences sont expéditives, les accusés et leurs avocats n’ont quasiment pas la parole. Il est à la fois procureur et président et à la fin il tranche seul, il n’y a pas de jury.