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Certains élèves sourds privés de codeurs pour suivre leur scolarité ?

Imaginez une salle de classe. Des élèves qui bavardent au fond. Le professeur qui explique, au premier rang, comment résoudre une équation. Et à côté de lui, dos au tableau, un interprète en langage parlé complété. C’est un code gestuel qui permet aux élèves sourds de comprendre le cours.


La plupart de ces élèves sont appareillés, lisent sur les lèvres, parlent, mais ont besoin d’un accompagnant, que l’on appelle un codeur. Il retranscrit en signes l’ambiance sonore, rend visible la langue française.


Ces élèves risquent aujourd’hui de se retrouver sans codeurs…
Oui, c’est pour ça que leurs parents nous ont contactés. Ils vivent à Caen, et c’est l’association APEDAC qui emploient les codeurs de leurs enfants. Elle est financée aux ⅔ par des subventions : 40.000€ de la région et 75.000€ du département pour 2022. Sauf qu’à la rentrée, les parents ont appris l’arrêt des subventions à la fin de l’année. Et sans ces aides, au 1er janvier, 18 élèves sourds ne seront plus accompagnés en classe. Certains doivent passer le bac, d’autres le brevet. Muriel est la maman d’Ewan. Une pétition en ligne a été lancée par l’association APEDAC, elle a déjà recueilli plus de 24.000 signatures. Agnès Valette, la présidente, ne lâchera rien.