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La grève dans les centrales nucléaires attire l'attention du gouvernement

La grève dans les centrales nucléaires françaises est surveillée aujourd’hui comme le lait sur le feu par le gouvernement. Parce qu’elle pourrait retarder les travaux en cours sur des réacteurs et donc nous mettre en danger énergétique. Concrètement, “c’est simple, on pourrait aller dans le fossé”. C’est ce que nous a confié hier le conseiller d’un ministre. “Aller dans le fossé”, cela veut dire connaître des coupures ou des délestages.


 Jeudi dernier devant le conseil social et économique d’EDF, le secrétaire du comité a prévenu : "nous ne pourrons pas nous passer de délestage si nous avons un hiver très froid, mais même si nous avons un hiver normalement froid". Des délestages cela veut dire des coupures tournantes qui toucherait d’abord l’industrie mais possiblement aussi les particuliers. 


Actuellement 25 réacteurs nucléaires sont à l'arrêt sur un total de 56. Le calendrier prévoit que tous doivent être remis en service d’ici février prochain. Un scénario qui permettrait de passer l’hiver mais si ce calendrier n’est pas tenu, alors on va dans le fossé. Un mouvement social touche déjà cinq centrales depuis le mois dernier avec des arrêts de travail. La CGT parle ce matin de 13 réacteurs qui sont aux mains des grévistes. Pour l’instant la direction d’EDF estime que ces mouvements n’auront qu’un faible impact sur les travaux, de l’ordre de quelques jours de retard, mais si la grève devait durer et s’amplifier alors on pourrait avoir un vrai problème cet hiver.