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"Ce qui marche, c'est le confinement, le vrai, comme le premier", estime le maire de Metz François Grosdidier

Selon lui le gouvernement n'opte pas pour bonne la stratégie en prolongeant le couvre-feu et en ne reconfinant pas plus strictement.

Le confinement, il y a ceux qui le redoutent et ceux qui le réclament. Alors que beaucoup s'attendaient à un troisième confinement à cause de la dégradation de la situation sanitaire, le gouvernement a, lui, plutôt opté pour un renforcement des restrictions sanitaires déjà en place à commencer par le couvre-feu.

Mais est-ce vraiment efficace ? Ce n’est pas l’avis du maire de Metz, François Grosdidier. 

“Nous avons été très durement affectés, autant que Mulhouse par la première vague et aujourd’hui de nouveau, nous sommes une des métropoles les plus affectées, la deuxième ou la troisième. Donc nous sommes parfaitement capables de comprendre des mesures extrêmement sévères lorsqu’elles sont justifiées. Qu’est-ce qui marche? C’est le confinement, le vrai, comme le premier, quand les collégiens et les lycéens ne vont pas à l’école et quand tous les salariés dont la présence n’est pas indispensable sur le lieu de travail reste à la maison. Ce n’est certainement pas ce que nous subissons depuis très longtemps à savoir ce couvre feu à 18h qui est même contre-productif puisqu’il précipite en général les gens sur les mêmes lieux au même moment”, explique-t-il.

Eviter la saturation des urgences

Il assure que lui, en temps qu’élu local, il serait d’accord pour s’accorder avec l’Etat pour décider d’un reconfinement strict et sévère si cela est nécessaire.

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“En attendant qu’on ait une vaccination qui est généralisée, le problème, c’est d’éviter en certains endroits la saturation des urgences. Et là, même les restrictions de libertés individuelles se justifient pour ne pas arriver à cette situation”, assure-t-il.

Guillaume Descours