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Harcèlement scolaire: "Il y a incontestablement en France un retard très net", affirme le fondateur de l’association pour la prévention du harcèlement

S'il estime que la question du harcèlement scolaire est bien mieux traité qu'il y a 20 ans, Jean-Pierre Bellon veut la que des équipes soient mises en place dans chaque établissement pour anticipé les actes de harcèlement.

Une nouvelle campagne contre le harcèlement scolaire est lancée ce jeudi. Selon des chiffres de l’Éducation nationale, un enfant sur dix est victime de harcèlement pendant sa scolarité. Si depuis quelques années, une prise de conscience s’est faîte des efforts sont encore à faire pour une meilleure détection des élèves victimes. 

"Il y a incontestablement en France un retard très net sur ces questions-là. Il manque aujourd’hui l’engagement des équipes. Il est très clair qu’il faut mettre en place des équipes qui sont spécialisées dédiées à ce traitement du phénomène. Parce qu’il faut qu’elles soient alertées très vite, parce qu’il de prendre les choses très tôt, il ne faut pas attendre des mois, des années parce qu’après on ne sait plus quoi faire", explique Jean-Pierre Bellon, fondateur de l’association pour la prévention du harcèlement. 

Une évolution depuis 20 ans

Ces équipes sont composées de 5 à 6 personnes avec notamment des professeurs qui sont formés spécifiquement pour traiter le harcèlement. Et selon Jean-Pierre Bellon, partout où de telles équipes ont été mises en place le chiffre du harcèlement a baissé. 

S’il estime donc que des équipes présentes pour traiter les cas de harcèlement sont nécessaire, il affirme également que le rôle des chefs d’établissement est primordial.

"J’ai commencé à travailler sur le sujet il y a 20 ans. Et sur les 10 premières années, les établissements mettaient la poussière sous le tapis et ne voulaient pas entendre parler de harcèlement, il y avait un véritable déni sur ces questions. Je peux vous assurer qu’aujourd’hui ça a bien changé", appuie-t-il. 
Guillaume Descours