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Journées d'été des Ecologistes: "Leur attitude, leur haine me fait peur", tacle Fred Hermel

Les "Grandes Gueules" sont revenues ce lundi sur les journées d'été des écolos en campagne pour 2022, avec notamment un discours radical -et viral- de Sandrine Rousseau, ex-numéro 2 d'EELV.

Les outsiders écologistes ont investi vendredi la scène principale des Journées d'été écologistes à Poitiers pour défendre leurs candidatures à la primaire de septembre.

L'économiste et ex-numéro 2 du parti Sandrine Rousseau, considérée par beaucoup comme la seule des trois à pouvoir déjouer les pronostics, a été très acclamée par la foule rassemblée dans l'amphithéâtre.

"Nous prenons, nous utilisons et nous jetons, le corps des femmes, le corps des racisés"

Elle a déroulé un discours à la radicalité assumée:

"Tout notre système économique, social et sociétal est fondé sur le triptyque: nous prenons, nous utilisons et nous jetons. Le corps des femmes, le corps des racisés. Nous ne voulons plus de ce système là et c'est ça la révolution que je vous propose. (...) Pour cela il faudra du courage politique. Et du courage, j'en ai. De la colère, j'en suis remplie. De la radicalité, j'en suis pétrie".

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L'avis des GG

Stella Kamnga (étudiante): "J'ai trouvé ça tellement ridicule, j'ai du mal à croire que des gens ont applaudi ce qu'elle a dit. On a toujours des personnes qui donnent des leçons de morale, de racisme. A cette manifestation je n'ai pas vu un seul racisé. Encore une grosse vague de victimes en train de se plaindre.

C'est bon. Les sujets importants pour la France dont on devrait parler ce sont la pauvreté, la précarité, les jeunes qui préfèrent vendre de la drogue plutôt que d'aller à l'école... Il y a énormément de sujets à aborder pour ré-hausser l'estime des gens en la politique."

Thomas Porcher (économiste): "Ce nouveau vocabulaire cette façon de présenter les choses, me gênent. Dans les faits, qui sont les plus précaires? Ce sont les femmes, souvent seules. Ce sont les statistiques qui le disent. Les emplois précaires touchent beaucoup les personnes issues de l'immigration dans les quartiers populaires. Ce sont des sujets."

Fred Hermel (chroniqueur): "Ces gens-là, ils me font peur. Physiquement, ils me font peur. Leur attitude, leur haine me fait peur. Leur discours... Ce sont des discours de haine. Je ne comprends pas ce que c'est gens-là veulent. Ils ne savent pas parler aux gens. Il n'y a que des blancs et des CSP+. C'est ça le problème."

Charles Consigny (avocat): "Proust disait qu'on devient moral quand on est triste. Je trouve que ce sont des gens très tristes. C'est une bande de dépressifs, il faut dire les choses. Leur vie doit être d'une tristesse terrible. Ils sont amusants à voir, vu de loin. Il n'y a que Jadot qui a l'air normal là-dedans."

J.A. avec AFP