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Le plaidoyer pour la corrida: "On élève des bêtes pour qu'elles puissent faire ce pourquoi elles ont été créées"

Les défenseurs de la corrida soutiennent que les taureaux de combat sont élevés dans des bonnes conditions et tués plus tard que les vaches et les bœufs des élevages.

Comme chaque été, le sujet de la corrida fait son retour sur le devant de l'actualité pendant les traditionnelles férias. Cette année, c'est la présence de Didier Guillaume, ministre de l'Agriculture en charge notamment du bien-être animal, et de Jacqueline Gourault ministre de la Cohésion des territoires, à la corrida de Bayonne qui a fait ressurgir le serpent de mer.

Dans la foulée, une pétition anti-corrida a été lancée par l'association 30 millions d'amis recueillant déjà 366.000 signatures. Si les opposants à la pratique entendent défendre les taureaux en évoquant les souffrances endurées par l'animal dans l'arène, les défenseurs de la corrida estiment que le "spectacle" permet de sauvegarder la race.

"On élève des bêtes pour qu’elles soient en liberté"

Un point de vue partagé par Jérôme Marty: "C’est le seul élevage extensif. On élève des bêtes pour qu’elles soient en liberté et qu’on leur garde leur totale sauvagerie pour qu’elles puissent ensuite faire ce pour quoi elles ont été créées et élevées, c’est-à-dire combattre dans une arène", a expliqué le médecin généraliste ce mardi sur le plateau des "Grandes Gueules".

"L’espérance de vie d’une vache et d’un bœuf c’est 20 ans. Dans les élevages pour la consommation, on tue des vaches et des bœufs à l’âge de deux ou cinq ans et ils ont été élevés dans des conditions dégueulasses toutes leurs vies", a-t-il fait valoir.

40.000 taureaux seraient tués chaque année en Europe

"On tue le taureau à cinq ans quand l’homme joue sa vie entre les cornes du taureau, c’est autre chose que juste 15 minutes (...) On ne peut en parler que si on regarde tout ce qu’il y a autour et qu’on analyse la totalité du problème. On ne peut pas juste dire 'regardez c’est violent'", a ajouté Jérôme Marty.

Les taureaux de combat vivent en quasi-liberté avant d'être envoyés dans l'arène. Selon l'association Animal Cross, près de 40.000 spécimens seraient tués chaque année en Europe à l'occasion des corridas.

Guillaume Dussourt