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Loi Macron sur la mobilité bancaire: "les banques abusaient toutes sans qu’on les embête beaucoup"

Depuis ce lundi, la mobilité bancaire permet aux usagers de changer leur compte courant d’établissement plus facilement. Pour la Grande Gueule Gilles William Goldnadel, cette nouvelle loi est la suite logique de l'arrivée des banques en ligne.

Pour changer de banque, un simple accord écrit suffit depuis ce lundi. Grâce à l’entrée en vigueur de la loi Macron, la mobilité bancaire est rendue plus accessible. Pour changer d'établissement, le client doit maintenant signer un mandat auprès de sa nouvelle banque et fournir ses coordonnées bancaires. Une évolution logique pour la Grande Gueule Gilles William Goldnadel. Selon lui, les banques françaises ont abusé du système avec des frais injustifiables.

"Je crois qu’il y a une évolution très récente, sans doute en raison de la création des banques en lignes. Avant cette évolution-là, le banquier moyen, c’était une sorte de fonctionnaire qui n’en faisait pas trop pour attirer le chaland."

Il affirme que les banques n'hésitaient pas à profiter d'une absence de contrôle: "toutes les banques avaient tendances à se ressembler, elles abusaient toutes sans qu’on les embête beaucoup au plan étatique en ce qui concerne les frais. Certains frais n’avaient aucune justification."

Pour la Grande Gueule, l'arrivée de cette loi permet surtout aux clients moins aisés de changer plus facilement de banque. "Je crois que le mouvement a précédé la loi Macron. Celui qui avait des difficultés à changer de banque, c’était le client lambda. Les banques ne couraient pas derrière lui. Le type qui a de l’argent par contre n’a aucun problème à changer de banque, on lui court après. Cette loi ne fait qu’accompagner un mouvement qui préexistait."

Les Grandes Gueules avec A. B.