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Sarkozy, parrain de la droite? "Il garde une cote de popularité qui, pour certains, est proche de l'hystérie"

Les "Grandes Gueules" sont revenues ce vendredi sur l'influence encore forte de l'ancien Président au sein de sa famille politique.

Le baron? Le parrain? Les candidats à la primaire de la droite en vue de l'élection présidentielle 2022 se succèdent auprès de Nicolas Sarkozy

L'ancien président de la République conserve une influence forte auprès de sa famille politique, et le coup de fil ou le déjeuner avec lui semble être un passage obligé pour "valider" une candidature pour 2022.

S'il ne prend pas parti pour l'un ou l'autre des candidats (Valérie Pécresse, Michel Barnier, Eric Ciotti, Philippe Juvin...) il reste le "parrain de la droite" selon Olivier Truchot. Un aveu de faiblesse de la part des candidats ou un passage obligé sur la route de l'Elysée?

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L'avis des GG

Stella Kamnga (étudiante): "Je ne dirais pas que c'est un aveu de faiblesse. Il a l'expérience, ce serait comme demander conseil pour demander un peu de sagesse. Il est la personne la plus compétente à droite."

Etienne Liébig (éducateur): "Je n'ai aucun admiration pour lui. Il représente le type uniquement dans la démonstration et le cirque médiatique. Il est le premier Président à mettre en scène à l'américaine une politique spectacle qui n'a débouché sur rien. Il a américanisé la politique. En allant le voir ils prennent le risque de s'impliquer là-dedans, or on en a marre de ça. On aimerait quelqu'un de plus de discret, capable de s'entourer de gens et qui vise l'avenir. Il y a tant de politiques qui regardent derrière en disant que c'était mieux avant."

Mourad Boudjellal : "Le mot parrain est grossi, c'est le patriarche qui garde une cote de popularité qui pour certains proche de l'hystérie, on est parfois plus près de la rockstar que de l'homme politique. Mais ce n'est pas propre à la France. Aux USA Biden n'est pas élu s'il n'est pas validé par Obama. Le côté passation du pouvoir, c'est normal, ça ne me surprend pas."

J.A.