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Un référendum sur la maltraitance animale? "Les Français ont envie que ça bouge", affirme Hugo Clément

Le journaliste de France 2 ainsi que des grands chefs d'entreprise veulent faire aboutir ce projet de référendums autour de six thèmes : l'élevage intensif, l'élevage en cage, les élevages à fourrure, la chasse à courre et traditionnelle, les spectacles d'animaux sauvages et l'expérimentation animale.

C’est un engagement qu’il porte depuis plusieurs années : la protection des animaux. Le journaliste de France 2, Hugo Clément, a convaincu plusieurs grands chefs d’entreprise de s’engager sur un référendum d'initiative partagée sur la cause animale afin de lutter contre la maltraitance en proposant aux citoyens six mesures phare, dont la fin de l'élevage en cage.

S’il estime qu’obtenir les 4,7 millions de signature que nécessite le RIP, il affirme y croire parce que la cause animale touche très largement et que les Français y sont de plus en plus sensible. 

“La France est en retard sur ce sujet et pourtant, c’est un sujet qui tient beaucoup à cœur des Françaises et des Français. 89% l’estiment importante quelque soit leur appartenance politique, qu’on soit de droite de gauche, qu’on vive en ville ou dans les campagnes. Il est temps que la France avance sur cette question-là”, explique-t-il au micro des Grandes Gueules.

Parmi les chefs d’entreprise qu’il a réussi à convaincre, on retrouve Xavier Niel, Marc Simoncini et Jacques-Antoine Granjon. Les trois sont maintenant porteurs du projet de RIP. 

Une réponse politique "nulle"

Celui-ci permet de soumettre une proposition de loi au référendum si elle est soutenue par au moins un cinquième des membres du Parlement soit 185 parlementaires et 10% des personnes inscrites sur les listes électorales soit 4,7 millions, avait rappelé lors d'une conférence de presse Hugo Clément. 

“Je pense que c’est atteignable. Ce n’est pas gagné parce que c’est compliqué de réunir 4,7 millions de signatures. Mais le RIP est fait pour que ce soit difficile à atteindre. Mais on a neuf mois à partir du moment ou sera ouvert le registre des signatures. Et neuf mois pour réunir des personnes autour de sujets qui touchent la majorité des Françaises et des Français, je pense qu’on les atteindra parce que les gens ont envie que ça bouge. Or, la réponse politique pour l’instant sur les questions animales est quasi-nulle”, assure-t-il. 

Ils attendent des citoyens qu'ils se mobilisent pour sortir de l'élevage intensif et interdire l'élevage en cage, les élevages à fourrure, la chasse à courre et traditionnelle, les spectacles d'animaux sauvages et l'expérimentation animale si les alternatives existent.

Guillaume Descours