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Limitation à 80 km/h: "Non, il n'y a pas de ras-le-bol des automobilistes"

Le député LaREM d'Indre-et-Loire, Daniel Labaronne, a défendu ce lundi dans Radio Brunet la limitation de la vitesse à 80 km\/h sur les routes secondaires. Il rappelle qu'il ne s'agit pas de "s'acharner" sur l'automobiliste, mais de "sauver des vies".

Pas facile de défendre la mesure de limitation de la vitesse de 90 à 80 km/h sur les routes secondaires, décidée par le gouvernement et qui va entrer en vigueur le 1er juillet prochain. Alors que le parti Les Républicains vient de lancer une opération nationale contre cette mesure, le député La République en Marche (LAREM) d’Indre-et-Loire, Daniel Labaronne, a insisté sur le but de cette mesure, ce lundi dans Radio Brunet: il s'agit de "sauver des vies!" et pas de "s'acharner sur l'automobiliste" comme le dénonce les Républicains. "On monte cette affaire en épingle et on essaie d'opposer les ruraux aux urbains. Mais il ne s'agit pas de ça, il s'agit de sauver des vies! On essaie de faire en sorte qu'il n'y ait plus 2.000 morts sur les routes secondaires. On n'essaie pas d'être impopulaire pour le plaisir d'être impopulaire. Si on ne sauve qu'une vie, je serai ravi de cette mesure".

"En 2017, il y a eu 32 morts dans mon département et 14 dans ma circonscription, la plupart du temps sur des routes secondaires imités à 90 km/h. Si la vitesse était moins forte on aurait sans doute évité un certain nombre d'accidents", estime le député LaREM.

"Nous sommes habitués aux limitations de vitesses"

Pour justifier leur action, Les Républicains mettent en avant le ras-le-bol, selon eux, des automobilistes. "Dans ma circonscription je ne ressens pas ce ras-le-bol dont on parle, assure de son côté Daniel Labaronne. "Sur l'autoroute la vitesse est limitée à 130 km/h, puis 90 sur les routes secondaires. Quand j'arrive en forêt d'Amboise c'est 70, puis en arrivant en ville 50. Enfin, puis en centre-ville la vitesse est limitée à 30 km/h. Nous sommes habitués en définitive à ces limitations de vitesses. Par conséquent je ne crains pas de ras-le-bol des automobilistes".

P. G. avec Eric Brunet