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Richard Ferrand c’est l’arroseur arrosé mais le climat de suspicion est douloureux à vivre quand on est élu

Mercredi, Richard Ferrand, ministre de la Cohésion des territoires a été mis en cause par le Canard Enchaîné. Pour Florence Portelli, maire LR de Taverny et porte-parole de la campagne des Républicains, estime qu’En Marche ! a fait la leçon à son camp pendant des mois.

Depuis mercredi, Richard Ferrand est dans la tourmente. Mercredi, le Canard Enchaîné a révélé que le ministre de la Cohésion des territoires avait employé son fils. Mais également qu’à l’époque où il était directeur général des Mutuelles de Bretagne, celle-ci avait choisi une SCI appartenant à sa femme pour installer un centre de soins à Brest.

Florence Portelli, porte-parole de la campagne des Républicains, ne réclame pourtant pas la démission de Richard Ferrand. "Je n’arrête pas de dire que je suis respectueuse de la présomption d’innocence. Ce qui s’est passé on n’en sait rien, c’est un article de journal. Je l’ai dit pendant trois mois quand ça concernait François Fillon, je ne vois pas pourquoi je changerais de version quand ça ne concerne pas mon bord politique".

"Ils nous ont pointé du doigt pendant des mois"

La maire de Taverny souligne tout de même que ce cette situation "c’est un peu l’arroseur arrosé". "Ils nous ont pointé du doigt pendant des mois. Lui-même nous a pointé du doigt avec le projet de loi sur la moralisation de la vie politique… Je ne suis pas contre un projet de loi moralisation. Mais dans ce projet de loi, j’ai vu des trucs aberrants. Même les maires de France sont montrés du doigt. On nous dit qu’il faut deux mandats maximum parce qu’après il faut dégager. En ce moment, il y a un climat de suspicion qui est très douloureux à vivre quand on est élu. On est brocardé. Et en parti à cause des gens qui sont à En Marche!".

Radio Brunet (avec A.M.)