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"Trop élitiste": cette université anglaise ne veut plus sanctionner les fautes d'orthographes des étudiants

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C'EST BON A SAVOIR - Sanctionner les fautes d’orthographe des étudiants, c’est contre-productif et c’est même élitiste selon une note interne de l'université de Hull.

L’université de Hull a publié une note interne pour demander aux professeurs de ne pas sanctionner les étudiants lorsqu’ils font des fautes. En clair, on privilégie le fond sur la forme, le raisonnement sur la qualité de l’orthographe.
Franchement, qu’on se le dise, c’est un peu le rêve de tous les élèves.

Du moins le mien, celui de la petite Maryline qui a passé des heures à recopier le fameux Bescherelle et la conjugaison du verbe “pleuvoir” au subjonctif de l’imparfait.

Pour cette université, pénaliser les fautes d’orthographe, c’est élitiste. Les codes du langage académique seraient “nord européen, blanc ou et font et requièrent une maîtrise technique assez élevée de la langue”. Et la conséquence, c’est que certains jeunes étudiants issus de milieux moins favorisés peuvent se trouver désavantagés dès leur scolarité et se brider.

Une question d'égalité des chances?

En clair, sanctionner toutes les fautes d'orthographe, ce serait contre productif pour l’égalité des chances. Les professeurs de cette université évaluent donc les élèves sur leurs connaissances et sur la qualité de leur raisonnement, leur analyse. L’idée, c’est vraiment d’encourager à mieux formuler ses idées sans se prendre la tête avec les règles d’orthographe.

Si je peux me faire l’avocat du diable, je rappelle que d’illustres personnages de notre histoire étaient juste nuls en grammaire. Winston Churchill, qui a remporté le prix Nobel de littérature, était mauvais en orthographe dans sa jeunesse. Albert Einstein aussi, ne savait pas écrire un mot correctement. Ca ne l’a pas empêché d’être brillant dans d’autres matières.

Maryline Ottmann