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Whirlpool: "on est là pour travailler, pas pour s’amuser avec les politiciens"

Alors qu’Emmanuel Macron était en rendez-vous avec l’intersyndicale à la chambre du commerce d’Amiens et devait rencontrer les salariés de l’usine Whirpool, Marine Le Pen l’a devancé. La candidate frontiste s’est rendue sur le parking de l’usine pour y rencontrer les salariés. Emmanuel Macron l'a suivi quelques heures plus tard.

"Madame Le Pen fait de l’utilisation politique, puisqu’elle va haranguer des militants politiques sur un parking". C’est la réponse qu’a formulé Emmanuel Macron à Marine Le Pen, qui s’est rendue sur le parking de l’usine Whirpool alors que le candidat En Marche! était en réunion dans la chambre de commerce d’Amiens. Une visite qui a surpris tout le monde, y compris Antonio Abrunhosa, délégué CGT à Whrilpool Amiens et invité dans Radio Brunet

"On n’était pas du tout informé de la visite surprise de Marine Le Pen, on ne s’y attendait pas du tout. Les gens étaient très émus et c’est la démocratie, chacun vote comme il veut. On avait demandé à Emmanuel Macron maintes et maintes fois de venir, on est allé à lui à Paris, mais il n’a jamais daigné nous rencontrer. La dernière fois, il nous a fait une proposition d’aller le rencontrer en centre-ville à Amiens et personnellement j’ai dit que s’il avait envie de voir ses petits copains, pas moi".

Pour Antonio Abrunhosa, les candidats réalisent des coups politiques mais ne pourront pas sauver les ouvriers. Seule un rachat sera efficace selon lui. "Personne ne sera notre sauveur. Le seul qui pourra nous sauver c’est le travail, du moins, une société qui nous reprend parce qu’on est là pour travailler et pas pour s’amuser avec les politiciens. Marine Le Pen, je ne comprends pas. Si elle a des solutions, elles sont les bienvenues pour le boulot parce que c’est ce qu’on cherche, et pas le buzz. Concernant Macron, il faudrait m’expliquer pourquoi il vient sur le parking, puisqu’il a dit qu’il ne venait pas. Il a dit que c’était trop dangereux pour lui, alors que Marine est venue et repartie sur ses deux jambes. Je pense qu’ayant vu ça, il s’est dit qu’il devait venir récupérer des voix. Mais Marine Le Pen a carrément fait un beau coup politique. Ce matin on était pas si nombreux que ça, et on ne lui aurait jamais fait de mal. Avec tous les cars de CRS ils auraient pu le protéger, ils étaient plus nombreux que nous".

Radio Brunet avec A. B.