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Attentat à Nice: l'assaillant avait une photo du tueur de Samuel Paty dans son téléphone

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Un message audio qualifiant la France de "pays de mécréants" a également été retrouvée.

Une photographie du tueur islamiste de l'enseignant Samuel Paty et un message audio qualifiant la France de "pays de mécréants" ont été retrouvés dans le téléphone de l'auteur de l'attentat qui a fait 3 morts du 29 octobre à la basilique de Nice, a indiqué le parquet national antiterroriste vendredi.

L'exploitation du téléphone de l'assaillant, blessé de plusieurs balles par les policiers et dont le "pronostic vital reste engagé", a aussi mis en évidence des "photographies relatives" au groupe Etat islamique, a ajouté le parquet national antiterroriste, qui a ouvert une information judiciaire pour notamment "assassinats et tentative d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste".

Dans un communiqué, le parquet national antiterroriste indique ainsi que les enquêteurs ont mis à jour, dans les téléphones portables de l'auteur présumé, une photographie de l'homme qui a décapité Samuel Paty, professeur d'histoire-géographie, le 16 octobre près de son collège de Conflans-Sainte-Honorine. Mais "à ce stade des investigations, indique le parquet, il n'a pas été déterminé de contacts opérationnels de l’intéressé susceptibles d’avoir facilité son passage à l’acte".

Une lame de 17 cm

Blessé et hospitalisé à Nice, testé positif au Covid-19 le 2 novembre et transféré le 6 novembre dans un hôpital de la région parisienne, l'auteur présumé de l'attaque de Nice est toujours hospitalisé dans un état grave. "Il est en l’état inaudible et son pronostic vital reste engagé", note les enquêteurs, qui ont pu affiner son trajet pour arriver à Nice.

L'auteur présumé de l'attaque mortelle au couteau contre trois paroissiens, l'une de 60 ans, le sacristain de 55 ans et la dernière victime, une femme de 44 ans, est un Tunisien de 21 ans, est arrivé en France la veille de son attaque.

Parti par bateau de Tunisie le 19 septembre puis débarqué dans le port italien de Bari le 9 octobre après un placement en quarantaine à bord d'un navire près de l'île italienne de Lampedusa, il a été signalé le 27 octobre au matin à Rome puis en début de soirée à la gare de Nice.

Le lendemain, il est repéré par les caméras de vidéosurveillance aux abords de la basilique Notre-Dame de l'Assomption. Le 29 octobre enfin, après s'être rendu dans une mosquée située à quelques minutes à pied de la basilique, il est repassé par la gare et est entré à 08h29 à l'intérieur de l'édifice catholique. Les policiers municipaux sont intervenus à compter de 08h57.

L’assaillant transportait un coran ainsi que deux téléphones portables. À proximité de lui, les policiers ont aussi découvert l’arme des crimes. Un couteau muni d’une lame de 17 cm et un peu plus loin, déposé, dans la basilique un sac contenant plusieurs de ses effets personnels ainsi que deux couteaux non-utilisés.

La rédaction de RMC (avec AFP)