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Les femmes ne sont pas heureuses dans leur vie professionnelle, 57 % rêvent d'une reconversion

70 % des femmes sont sur le marché du travail en France, c'est moins qu'en Allemagne ou en Espagne. 57% d'entre elles rêvent d'une reconversion professionnelle, pour plusieurs raisons, parmi lesquelles la frustration, l'ennui ou l'envie de challenge professionnel. Bonne nouvelle, en revanche, l'écart entre les hommes et les femmes dans la volonté d'entreprendre se réduit de plus en plus.

L'événement dédié à la vie professionnelle féminine "Active ELLE", organisé par le magazine ELLE, a lieu vendredi à Paris. C'est l'occasion pour toutes celles qui veulent, par exemple, découvrir des nouveaux métiers ou comprendre l'entrepreneuriat d'obtenir des renseignements.

La vie professionnelle féminine n'est pas toute rose. La France est au 15e rang européen sur la participation des femmes au marché du travail, avec 70%, contre 75 % en Allemagne ou en Espagne.

Au sein même des emplois, les femmes françaises ne sont pas épanouies. D'après une étude Garance & moi, avec Ifop, publiée au mois de septembre 2022, 86 % des femmes interrogées ne sont pas pleinement satisfaites de leur situation professionnelle.

Des freins qui empêchent de se reconvertir

D'après cette même étude, 57 % d'entre elles rêvent d'une reconversion professionnelle. Les raisons sont plurielles: la frustration et l'ennui dans leur métier, la souffrance au travail, mais aussi l'envie de plus de défis.

Pour autant, malgré l'envie, plusieurs freins les empêchent de changer de métier. Il y a le découragement et les craintes pour l'avenir, le manque d'inspiration, les contraintes financières et temporelles, ainsi que l'attachement à l'environnement de travail actuel.

La bonne nouvelle c'est que l'écart entre les hommes et les femmes qui ont la volonté d'entreprendre se réduit de plus en plus, d'après une étude menée par BPI France.

L'écart dans l'envie d'entreprendre se réduit entre les hommes et les femmes

La Banque publique d'investissement, qui a pour mission de développer et financer les entreprises, calcule un indice entrepreneurial par sexe. En 2018, l'écart était de 14 points, alors qu'il est de 8 désormais.

Cet écart persistant serait principalement dû à un manque de confiance. Lorsque les femmes s'auto-évaluent, seules 5 sur 10 affirment posséder les compétences pour entreprendre comme décider, négocier ou présenter des résultats.

Il y a quand même un point très encourageant. Le développement de l’entrepreneuriat féminin dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville sont deux fois plus rapides qu’ailleurs.

AB avec Emmanuel Lechypre