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Bientôt plus d'égalité entre les hommes et les femmes dans le monde du travail?

Les entreprises de plus de mille salariés doivent publier à partir de ce vendredi un index de l'égalité salariale entre les femmes et les hommes.

Entre les hommes et les femmes, l’égalité salariale est encore loin d’être acquise. L'an dernier, l’écart moyen de salaire à compétences égales et postes égaux était de 9%. Une inégalité persistante contre laquelle le gouvernement veut lutter. 

Pour cela il veut notamment obliger les employeurs à faire preuve de transparence. À compter de ce vendredi, les entreprises de plus de mille salariés seront notées et sanctionnées pour celles qui ne jouent pas le jeu. 

Certaines entreprises ont pris les devants, c’est notamment le cas de CNP assurance. Elle a obtenu la note de 99 sur 100. Parmi les critères de l'index: égalité salariale, nombre de femmes parmi les 10 salaires les plus élevés, mais aussi, les mesures d'augmentations au retour d'un congé maternité. Isabelle Lasalle, chef de projet, confirme qu'elle a pu en bénéficier.

"Je suis un témoin de cette évidence. J’ai le souvenir qu’en revenant d’un congé maternité, on m’ait proposé un nouveau poste et une augmentation", affirme-t-elle.

Des sanctions financières

L'entreprise s'est aussi dotée d'outils pour surveiller en permanence l'évolution des salaires. Ce qui permet à Olivier Jamot, responsable du marketing stratégique de veiller lui-même aux potentielles inégalités au sein de son équipe.

"Ça nous permet de vérifier que la personne, par rapport à son travail, à son engagement, est bien traitée. Qu’il n’y a pas d’écart injustifié", précise-t-il. 

99 sur 100, la note est flatteuse. Mais l'objectif sera de la garder pour la directrice des ressources humaines de l'entreprise Bérengère Grandjean. "Il faut toujours être très vigilent, parce que quand on est premier il faut rester premier. C’est un travail de tous les instants que de s’assurer que ces critères sont respectés", explique-t-elle.

Les entreprises qui n'obtiennent pas un index supérieur à 75 sur 100 d'ici trois ans feront l'objet de sanctions financières.

Mahauld Becker-Granier avec Guillaume Descours