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En changeant de vie, je suis vachement bien dans ma tête, moins dans mon portefeuille

Selon un sondage Odoxa, un tiers des actifs envisage une reconversion. Fini l'emploi à vie, déjà la moitié des actifs ont déjà changer de métier.

Quand l'agriculteur est un ancien trader, quand le vendeur de fruit est un ancien cadre d'une grande société... De plus en plus, les actifs ont des envies de changement: un actif sur trois déclare envisager une reconversion, selon un sondage Odoxa. Même si 67% d’entre eux estiment que le passage à l’acte est "difficile", ils sont de plus en plus nombreux à tenter leur chance.

"Envie de revenir à quelque chose de plus concret"

C’est le de cas de Benoit. Il y a 5 ans, il a jeté son costume cravate de vendeur dans un grand groupe pour devenir fromager. A l’époque, il faisait tout juste la différence entre le fromage au lait de chèvre et le fromage au lait de vache. "Dans mon école de commerce à la base, on est plus destiné à travailler dans la finance, le marketing ou la communication. On est tous confronté à ça, faire le choix entre faire partie d’une grande entreprise et appliquer des processus sans savoir vraiment ce qu’on fait, ou alors est-ce qu’on a envie de revenir à quelque chose de plus concret".

"Entreprendre, au début, c’est accepter de sacrifier son confort"

Fuir le quartier d'affaire de la Défense, c'est même devenu un site internet. Sur lequel Hamza a trouvé des idées. Trader, il y a 4 ans, aujourd'hui patron d'une startup de bricolage. "Je me suis dit que si je commençais à gagner un peu d’argent, que je commence à m’installer, à acheter un appartement, j’aurais trop de besoins. Et entreprendre, au début, c’est accepter de sacrifier son confort. Aujourd’hui je suis vachement bien dans ma tête et vachement moins bien dans mon portefeuille. Mais globalement je suis beaucoup mieux". Changement de vie, qui ne relève pas du courage, pour le jeune entrepreneur. Changement de vie qui relève de folie dit-il.

Thomas Chupin (avec A.M.)