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Affaire Khashoggi: "Le prix de l'essence pourrait continuer de monter", prévient Christine Ockrent

Les tensions entre Washington et Ryan, corrélées avec les sanctions des États-Unis envers l'Iran, pourraient provoquer une hausse du prix du pétrole si l'Arabie Saoudite décide de réduire sa production.

Alors que les relations entre l’Arabie Saoudite et les États-Unis sont au plus bas depuis le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, le prix du pétrole pourrait augmenter. "Il y a eu manifestement tromperie et mensonges", a déclaré samedi Donald Trump à propos de la disparition du journaliste Jamal Khashoggi, dans un entretien au Washington Post, journal auquel ce saoudien collaborait.

Cette situation instable coïncide en effet "avec la décision de Donald Trump de sortir de l’accord sur le nucléaire iranien. Et la semaine prochaine, il va imposer des sanctions à l’Iran", analyse Christine Ockrente, auteure du livre Le Prince Mystère de l’Arabie.

Guerre du pétrole

"Donc, évidemment, si le pétrole iranien ne peut plus être exporter, ce qui est déjà le cas, ça fait monter les prix. Il suffit que l’Arabie Saoudite décide de produire un peu moins de pétrole et les prix, qui ont déjà pas mal grimpé, vont continuer de le faire", ajoute-t-elle. 

Pourtant, l’Arabie Saoudite a assuré lundi n’avoir aucune intention de mettre en place un embargo sur le pétrole. Mais pour Christine Ockrente, ce genre de déclarations prouvent qu’ils sont prêts à le faire. "C’est une arme imparable. On se souvient de ce qui s’est passé dans les années 70 quand véritablement la guerre du pétrole a été déclenchée", précise-t-elle. 

En octobre 1973, six pays du Golfe membres de l'Opep avaient augmenté de 70% les prix du pétrole et décrété un embargo contre les pays occidentaux jugés pro-israéliens, ce qui avait provoqué une envolée des prix et une crise pétrolière mondiale.

Bourdin Direct (Avec G.D)