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Crash d'un Boeing 737 en Chine: le mystère perdure sur les causes de l'incident

Un avion de la compagnie China Eastern Airlines. (photo d'illustration)

Un avion de la compagnie China Eastern Airlines. (photo d'illustration) - AFP

Après un comportement "inhabituel" de l'appareil, un avion commercial s'était crashé le 21 mars dernier dans le sud de la Chine avec 132 personnes à bord. Un mois après, la Chine reste muette sur la cause de l'incident.

Toujours aucune explication pour les familles des 132 victimes du crash de la China Eastern Airlines. La Chine a annoncé mercredi avoir rédigé un rapport d'enquête sur cet accident d'avion datant du mois dernier dans le sud du pays, mais sans faire la lumière sur les causes de la catastrophe.

L'appareil, un Boeing 737-800 qui reliait les villes de Kunming et Canton, avait brutalement piqué vers le sol avant de s'écraser dans la province du Guangxi, ne laissant aucun survivant parmi les passagers et l'équipage. Les deux boîtes noires avaient été retrouvées après quelques jours de recherches. La Chine devait dans les 30 jours suivant l'événement remettre un rapport à l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI).

Le pilote et les deux co-pilotes ne faisaient l'objet d'aucun soupçon

Mais dans un communiqué, l'Administration chinoise de l'aviation civile (CAAA) n'a pas davantage expliqué mercredi ce qui avait pu provoquer l'accident du 21 mars, le plus grave depuis près de 30 ans pour l'aéronautique en Chine. Les qualifications de l'équipage et du personnel d'entretien de l'appareil étaient "en règle" ainsi que le certificat de navigabilité de l'avion, a précisé la CAAC.

Aucun incident n'avait été signalé avant le vol et l'appareil ne transportait pas de matières dangereuses, a ajouté l'organisme public, qui n'a pas non plus détecté d'anomalies préalables dans les équipements de contrôle et de navigation.

Les deux boîtes noires "ont été gravement endommagées par l'impact et l'analyse des données se poursuit", a indiqué la CAAC, sans préciser si elle comptait publier l'intégralité du rapport, ni si il avait bien été transmis à l'OACI. La China Eastern avait auparavant assuré que le pilote et les deux co-pilotes ne faisaient l'objet d'aucun soupçon.

La rédaction avec AFP