RMC

Guerre en Ukraine: bombardements sur Kiev pendant la visite du secrétaire général de l'ONU

Alors que le sécrétaire général de l'ONU était en visite à Kiev, des bombardements ont touché la capitale ukrainienne.

Kiev bombardée. Cette réalité n'était plus arrivée depuis la mi-avril. C'est pourtant ce qui s'est produit, ce jeudi, dans la capitale ukrainienne, alors que le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres était en visite dans la ville ainsi que ses banlieues et notamment Boutcha, ville où un charnier à ciel ouvert avait été découvert au début du mois d'avril, a constaté l'AFP.

Le maire de Kiev, Vitali Klitschko, a confirmé sur Telegram "deux frappes" sur l'un des quartiers de la capitale:

"Dans la soirée, l'ennemi a tiré sur Kiev. Deux frappes sur le quartier de Chevchenkovsky", a confirmé le maire de Kiev, Vitali Klitschko, ajoutant que "les informations quant aux victimes sont en train d'être clarifiées."

Un bâtiment en feu

Sur place, les journalistes de l'Agence France-Presse ont constaté un étage d'un bâtiment en feu, des fenêtres brisées, une forte présence policière et des secouristes. Les correspondants de BFMTV parlent d'une frappe à 3,5 kilomètres de l'hyper-centre de Kiev.

"C'est la preuve que nous avons besoin d'une victoire rapide sur la Russie et que tout le monde civilisé doit s'unir autour de l'Ukraine. Nous devons agir rapidement. Plus d'armes, plus d'efforts humanitaires, plus d'aide", a renchéri le chef de l'administration présidentielle, Andriï Iermak, qui a appelé à priver la Russie de son droit de veto au Conseil de sécurité de l'ONU.

La déception et la colère de Guterres

Plus tôt dans la journée, lors d'une conférence de presse, Antonio Guterres a déclaré que "le Conseil de sécurité a échoué à faire ce qui était en son pouvoir pour empêcher et mettre fin à cette guerre, estimant que c'était "source d'une grande déception, frustration et colère".

"L'invasion de l'Ukraine par la Russie est une violation de son intégrité territoriale et de la Charte des Nations unies", a-t-il une nouvelle fois dénoncé.

La rédaction avec AFP