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Guerre en Ukraine: Boris Johnson interdit d'entrée en Russie, une usine près de Kiev bombardée

La Russie, qui a bombardé ce samedi matin une usine militaire près de Kiev, a annoncé l'interdiction d'entrée du Premier ministre britannique Boris Johnson sur le territoire russe.

La Russie a annoncé ce samedi que le Premier ministre britannique Boris Johnson et plusieurs autres hauts responsables britanniques étaient interdits d'entrée dans le pays, en réponse aux sanctions britanniques envers Moscou en raison de son opération militaire en Ukraine.

"Cette mesure a été prise en réponse à la campagne médiatique et politique effrénée visant à isoler internationalement la Russie et créer les conditions propices pour freiner notre pays et étrangler l'économie" nationale, a affirmé le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué.

La Russie dénonce des "actions hostiles sans précédent"

Il dénonce les "actions hostiles sans précédent" de Londres, en particulier les sanctions à l'égard de hauts responsables russes ainsi que les fournitures d'armes: "le gouvernement britannique cherche délibérément à aggraver la situation autour de l'Ukraine, en fournissant des armes létales au régime de Kiev et en coordonnant des efforts similaires au nom de l'Otan."

Outre le Premier ministre Boris Johnson, figurent également sur la liste noire de Moscou le vice-Premier ministre Dominic Raab, la ministre des Affaires étrangères Liz Truss, le ministre de la Défense Ben Wallace, l'ex-Première ministre Theresa May et la Première ministre d'Ecosse Nicola Sturgeon.

Une usine militaire près de Kiev bombardée

Plus tôt ce samedi matin, la Russie a bombardé une nouvelle usine militaire près de Kiev, mettant à exécution sa menace d'intensifier les frappes contre la capitale ukrainienne après avoir perdu le vaisseau amiral de sa flotte de la mer Noire dans une attaque revendiquée par l'Ukraine.

L'usine, qui fabrique notamment des tanks, a été visée en matinée par un bombardement à Darnytsky. Un grand nombre de militaires et de policiers étaient présents sur place, empêchant l'accès au complexe, d'où s'échappait de la fumée. Le ministère russe de la Défense a affirmé que la frappe avait "détruit des bâtiments de production d'une usine d'armement à Kiev".

Cette frappe vient aussi quelques jours après la perte du Moskva, navire amiral de la flotte russe en mer Noire, touché selon Kiev par deux missiles ukrainiens, et selon Moscou par un incendie ayant fait exploser des munitions.

La rédaction avec AFP