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La Russie a lancé une opération militaire en Ukraine, des explosions dans plusieurs villes

Vladimir Poutine a annoncé dans la nuit de mercredi à jeudi qu'une opération militaire a débuté dans l'est de l'Ukraine. Le ministre des Affaires étrangères ukrainien affirme qu'une "invasion de grande ampleur" a débuté.

Le début d'une guerre. Le président russe Vladimir Poutine a annoncé jeudi à l'aube une "opération militaire" en Ukraine et plusieurs explosions ont retenti dans l'est du pays, le ministre des Affaires étrangères ukrainien affirmant qu'une "invasion de grande ampleur" était en cours.

Peu après la déclaration surprise à la télévision du maître du Kremlin, qui a dit vouloir défendre les séparatistes prorusses de l'est du pays, plusieurs puissantes explosions ont été entendues à Kiev, à Kramatorsk, ville dans l'est qui sert de quartier-général à l'armée ukrainienne, à Kharkiv, deuxième ville du pays, et à Odessa, sur la mer Noire.

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La loi martiale instaurée en Ukraine

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kouleba, a aussitôt dénoncé le début d'une "invasion de grande ampleur" par la Russie.

"De paisibles villes ukrainiennes sont en train d'être attaquées. C'est une guerre d'agression. L'Ukraine se défendra et gagnera. Le monde peut et doit arrêter Poutine. Il est temps d'agir maintenant", a-t-il tweeté.

L'Ukraine a également annoncé la fermeture de son espace aérien pour l'aviation civile, et le président ukrainien introduit la loi martiale.

Le président américain Joe Biden a dénoncé une "attaque injustifiée" qui provoquera "des souffrances et pertes de vies humaines". "Le monde exigera des comptes à la Russie", a-t-il promis. Le chef de l'Otan Jens Stoltenberg a condamné une "attaque téméraire et non provoquée" par la Russie. Et à l'ONU, l'Ukraine a demandé à la Russie de "mettre un terme à la guerre", tandis que la France dénonçait le "mépris" de la Russie à l'égard des Nations unies.

Poutine vise une "dénazification de l'Ukraine"

"Nous nous efforcerons d'arriver à une démilitarisation et une dénazification de l'Ukraine", a dit le maître du Kremlin assis à un bureau en bois sombre, promettant de conduire "au tribunal ceux qui ont commis de nombreux crimes, responsables de l'effusion de sang de civils, notamment des citoyens russes".

"Nous n'avons pas dans nos plans une occupation des territoires ukrainiens, nous ne comptons imposer rien par la force à personne", a-t-il assuré, appelant les militaires ukrainiens "à déposer les armes".

Puis, il s'est adressé à ceux "qui tenteraient d'interférer avec nous (...) ils doivent savoir que la réponse de la Russie sera immédiate et conduira à des conséquences que vous n'avez encore jamais connues".

J.A. avec AFP