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Ukraine: un missile frappe un centre commercial "très fréquenté", au moins 21 morts

Un centre commercial de Krementchouk dans le centre de l'Ukraine a été touché par un missile russe lundi. Celles-ci ont prévenu que le bilan humain pourrait être très lourd. Au moins 21 morts ont été recensés.

Un missile russe a touché lundi un centre commercial "très fréquenté" à Krementchouk, dans le centre de l'Ukraine, faisant au moins 21 morts et des blessés, ont annoncé les autorités. C'est "l'un des actes terroristes les plus éhontés de l'histoire européenne", a déclaré le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

"Les occupants ont tiré au missile sur un centre commercial où se trouvaient plus de mille civils. Le centre commercial est en feu et les sauveteurs luttent contre l'incendie. Le nombre de victimes est impossible à imaginer", a écrit sur Facebook le président ukrainien.

"Les attaques indiscriminées contre des civils innocents constituent un crime de guerre", ont déclaré dans la soirée les dirigeants du G7 depuis leur sommet dans le sud de l'Allemagne, dans une déclaration qui "condamne solennellement l'attaque abominable" de Krementchouk et assure que Vladimir Poutine devra "rendre des comptes".

Le président français Emmanuel Macron a dénoncé une "horreur absolue" et a appelé le peuple russe à "voir la vérité" en face.

Un crime de guerre dénoncé par les Ukrainiens

Il a accompagné son message d'une vidéo montrant le centre commercial en feu, émettant de gros nuages de fumée, avec des camions de pompiers et une dizaine de personnes sur place.

"Le tir de missile sur Krementchouk a touché un endroit très fréquenté qui n'a aucun rapport avec les hostilités", a pour sa part indiqué sur Facebook Vitali Maletsky, le maire de cette ville qui comptait 220.000 habitants avant la guerre.

"Il y a des morts et des blessés. Plus de détails viendront", a-t-il ajouté. Le gouverneur régional Dmytro Lounine a dénoncé un "crime de guerre" et un "crime contre l'humanité", ainsi qu'un "acte de terreur non dissimulé et cynique contre la population civile".

La rédaction avec AFP