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Le comte de Bouderbala s'attaque aux icônes médiatiques: "la scène est un lieu de non-censure"

Invité de la Matinale week-end de RMC, l'humoriste le comte de Bouderbala a défendu la liberté de la scène et dit prendre un malin plaisir à s'attaquer aux "icônes médiatiques qui vont aux toilettes comme tout le monde".

Retrouver le public. Les humoristes n'attendaient que ça après la pandémie de Covid-19. C'est le cas de Sami Ameziane, dit le comte de Bouderbala, à l'affiche du théâtre Le République (ex-Caveau de la République) pour son nouveau spectacle simplement nommé "Le comte de Bouderbala 3". Un plaisir pour l'humoriste, "une bénédiction même."

"Le fait que les gens prennent du temps pour venir vous voir. Ça n'a pas de prix... enfin si ça a un prix, c'est 20 balles", plaisante-t-il.

Sur scène, il n'hésite pas à s'en prendre à des totems. "La scène, a contrario des médias, nous permet d'aller plus loin et de passer au-delà de la censure" explique-t-il.

"Venez nous voir sur scène car c'est un espace de liberté qui n'a aucun égal. Vous ne verrez pas ces blagues là à la télé. On dit des cochonneries, des absurdités. C'est un lieu de non-censure."

Un retour à la proximité

Pour lui, s'attaquer à des icônes "et ce qu'ils sont devenus médiatiquement" comme Gad Elmaleh ou Thomas Pesquet ce n'est pas s'attaquer aux personnes mêmes mais à ce qu'ils représentent: "Thomas Pesquet, je n'ai rien contre lui. Je suis sûr que c'est un bon mec. Mais il va aux toilettes comme tout le monde. C'est ça qui est risible. On est des gens comme tout le monde."

Face à ces icônes, le comte de Bouderbala défend un retour à la proximité: "J'ai les gens à un mètre de moi et c'est cette proximité dont on a besoin surtout après la période Covid."

L'humoriste, l'opposé du politique

Une proximité et une connivence qu'il oppose aux politiques, là pour diviser, quand les humoristes sont là pour rassembler:

"Le temps d'un spectacle, les gens viennent nous voir pour rire. Il faut créer un effet de groupe, une connivence, une ambiance de vestiaire: on est tous la même équipe le temps d'un soir."

Il l'assume, "derrière chaque spectacle, il y a une pensée politique. Ceux qui disent le contraire mentent. A partir du moment où on prend la parole en public et on donne sa version des faits, son positionnement, on est politique. Je m'en suis rendu compte pendant le confinement. Et prendre la parole publiquement, ça a un prix."

https://twitter.com/mmartinezrmc Maxime Martinez Journaliste RMC