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"Abdelhakim Sefrioui est un monstre très dangereux qui manipule notre jeunesse", assure Hassen Chalgoumi

Abdelhakim Sefrioui, qui avait publié une vidéo demandant l'exclusion de Samuel Paty, est connu pour ses positions extrémistes. En 2010, il s'en était pris à l'imam Hassen Chalghoumi, opposé au voile intégral et considéré comme trop proche de la communauté juive.

Outre l'assaillant, un jeune russe d'origine tchétchène de 18 ans, un homme est au centre de l'attentat de Conflans. Connu des services de renseignements depuis 15 ans et fiché S, Abdelhakim Sefrioui était toujours en garde à vue mardi, cinq jours après le meurtre de Samuel Paty, le professeur d'Histoire-géographie tué pour avoir montré des caricatures de Mahomet en classe. Dans une vidéo, Abdelhakim Sefrioui avait dénoncé le cours de l'enseignant, appelant à la "suspension immédiate de ce voyou". 

Cette vidéo pourrait avoir été l'élément déclencheur du passage à l'acte de l'assaillant et aurait poussé les autorités à arrêter Abdelhakim Sefrioui. Dans la foulée, Gérald Darmanin a demandé au préfet de Seine-Saint-Denis de fermer la mosquée de Pantin, dont le compte Facebook avait relayé la vidéo d'Abdelhakim Sefrioui contre Samuel Paty: "J’ai souvent dit au recteur que je connais de faire attention. Je lui ai dit qu’un de ses imams était intégriste et qu'il devait faire le nettoyage", assure ce mardi sur RMC Hassen Chalghoumi, l'imam de Drancy et président de la conférence des imams de France.

"Les islamistes connaissent notre système et nos failles, ils ne dépassent jamais la ligne rouge"

Ce dernier avait également été harcelé par Abdelhakim Sefrioui qui avait organisé en 2010 plusieurs manifestations devant la mosquée de Drancy, lui reprochant son opposition au voile intégral et de bonnes relations avec la communauté juive: "C'est un monstre. C’est un homme très dangereux qui incarne la haine et qui manipule les jeunes. Les islamistes connaissent notre système et nos failles, ils ne dépassent jamais la ligne rouge".

"J’ai déposé plainte pour harcèlement, diffamation et menaces de mort contre Sefrioui. Tous les vendredis ils venaient devant ma mosquée pendant six mois pour brûler des drapeaux israéliens et jeter des kipas par terre. Chaque personne qui essaie d’avancer vers l’islam de France, ils vont le diaboliser et en faire l’ennemi", ajoute Hassen Chalghoumi qui appelle les imams de France à se lever contre l'islamisme.

G.D.