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Attentats de janvier 2015 : quels sont les enjeux du procès en l'absence des trois terroristes ?

En l'absence des auteurs des attentats de janvier 2015, tous tués par la police, le procès qui s'ouvre ce mercredi à Paris doit permettre de juger les logisticiens.

Il ira au procès des attentats de janvier 2015 mais seulement les premiers jours. Alain Couanon, l'un des otages de l'hyper casher n'attend pas grand-chose de la justice: "Ceux que l’on va juger ne sont pas ceux que j’ai vu dans le magasin. On va faire un procès à des complices, c’est normal mais cela n’a pas une valeur émotionnellement très forte", estime-t-il au micro de RMC.

Pour d'autres, tous ceux qui ont de près ou de loin participé aux attentats doivent faire face à la justice. C'est ce que ressent Chloé Verlac, veuve du dessinateur Tignous, tué le 7 janvier 2015 dans les locaux de Charlie Hebdo : "Pour que la République rappelle qu’en France c’est la justice des hommes qui condamne, qu’il y a des lois et que l’on défend une certaine idée de la laïcité".

Un procès historique

Malgré l'absence de ceux qui ont appuyé sur la détente, l'avocate de victimes Laurence Chechman considère que ce procès servira à montrer et comprendre comment on pu s’organiser ces attentats : "Il y a celui qui a tenu l’arme mais il n’en demeure pas moins que sans le support technique et autre, cela n’aurait pas été possible. Donc il n’y a pas de deuxième couteau à mon sens".

Deux-cent parties civiles vont assister à ce procès sous haute sécurité et qui sera filmé et archivé. Utile ou non, il sera historique.

Valentine Rault et Maxime Brandstaetter (avec Guillaume Dussourt)