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"C’est un honneur et une fierté": deux policiers, père et fils, défilent pour le 14 juillet

4300 militaires à pied, 71 avions, 25 hélicoptères, 221 véhicules et 200 chevaux de la garde républicaine seront sur les Champs-Elysées. Et les répétitions ont déjà commencé.

Après une année sans, Covid oblige, la France renoue mercredi avec la tradition du défilé militaire à l'occasion de sa fête nationale, mais la prudence restera de mise alors que le pays tente d'éviter une quatrième vague épidémique du très contagieux variant Delta.

En 2020, en pleine explosion de la pandémie, le défilé du 14 juillet avait été annulé - du jamais vu depuis la Seconde Guerre mondiale -, remplacé par une cérémonie place de la Concorde.

Cette année signe le retour des troupes, des drapeaux et des blindés sur la célèbre avenue parisienne des Champs-Elysées, mais l'accès au spectacle sera limité, les spectateurs devront être munis du pass sanitaire et porter un masque. La jauge dans les tribunes sera en outre fixée à 10.000 personnes contre 25.000 en temps normal.

Depuis une dizaine de jours, les quelque 5000 participants s'entraînent tous les jours, du matin au soir, pour préparer le grand cérémonial.

Le regard pointé vers l’horizon, le bras élancé, Maxime Hochart, toute jeune recrue de 23 ans, s’entraîne à marcher en cadence dans les pas de son père. Son père, Jean-Pascal, policier depuis 16 ans encadre ce peloton 2B. Une aventure unique pour ces policiers père et fils.

“C’est un honneur et une fierté de pouvoir porter l’uniforme, le même que mon père et surtout de travailler avec lui”, indique le fils.

Sur la poitrine de Maxime l'écusson indique “cadets de la République”. Une porte d’entrée dans la police pour ceux qui n’ont pas de diplôme. Défiler sous les applaudissements sonnera alors comme une revanche. “Même sans faire de hautes études, on peut faire de très belles choses dans sa vie comme descendre les Champs-Elysées le 14 juillet”, assure-t-il.

Une image à redorer?

Posté en hauteur, le commandant Caffin scrute chaque mouvement. La porte-parole de la police nationale Sonia Fibleuil est à ses côtés. Tout doit être impeccable, surtout après les attaques ou les accusations de violences policières qui ont marqué l’année écoulée.

“C’est important pour nous de nous montrer sur les Champs-Elysées pour montrer qu’on est aux côtés de la population sous une image d’exemplarité, d’excellence. Et c’est une image à laquelle on tient dans nos missions quotidiennes”, indique-t-elle.

Fin de la journée, le père encadrant est confiant. Maxime, lui, est impatient de battre le pavé, de vivre ces 10 minutes de prestige avec une pensée pour sa mère, ses frères et ses sœurs, devant leur télé.

Nicolas Traino avec Guillaume Descours