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Convoi de la liberté: la préfecture de police interdit toute manifestation à Paris

Le préfet de police interdit tout rassemblement lié aux convois de véhicules qui convergent vers Paris pour protester contre le pass vaccinal et les prix de l'énergie.

Alors que des "convois de la liberté" convergent vers Paris pour manifester contre le pass vaccinal et la hausse des prix de l'énergie, la préfecture de police a annoncé ce jeudi l'interdiction de toute manifestation liée: "L'objectif affiché de ces manifestants serait de "bloquer la capitale" en entravant la circulation routière dans les rues de Paris pour promouvoir leurs revendications", assure la Préfecture dans un communiqué.

"En raison de risque des troubles à l'ordre public que pourrait causer ce rassemblement, le préfet de Police prend un arrêté interdisant de telles manifestations du vendredi 11 février au lundi 14 février inclus", poursuit le communiqué de la Préfecture qui rappelle qu'entraver la circulation publique est passible de deux ans d'emprisonnement et 4500 euros d'amende, la suspension du permis de conduire et l'immobilisation et mise en fourrière du véhicule utilisé.

Enfin la Préfecture assure que "des consignes de fermeté ont été données aux forces de sécurité intérieure", et qu'un dispositif spécifique doit être mis en place.

Un rassemblement contre le pass vaccinal et les prix de l'énergie

Inspirés par l'opération des routiers canadiens qui bloquent le centre d'Ottawa, plusieurs dizaines de véhicules ont pris le départ jeudi depuis Bayonne, Nice, ou encore Perpignan. Fédérés sur les réseaux sociaux, les organisateurs du mouvement, dont beaucoup sont d'anciens "gilets jaunes", entendent protester contre le pass vaccinal mais aussi l'explosion des prix de l'énergie.

Le gouvernement prend le mouvement très au sérieux. Les renseignements territoriaux évoquent un mouvement "difficile à anticiper et à définir". "Des différends opposent déjà les uns et les autres dans les discussions, qui ne sont pas sans rappeler les tensions internes déjà observées dans le mouvement des "gilets jaunes"", assure une note du service central du renseignement territorial.

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G.D.