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Disparition de Delphine Jubillar: le mari reste en prison

Les avocats du peintre-plaquiste de 34 ans, placé en isolement, dénoncent une détention provisoire "abusive".

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Toulouse a rejeté lundi la demande de remise en liberté de Cédric Jubillar, écroué depuis le 18 juin et soupçonné d'avoir fait disparaître son épouse Delphine.

"C'est certainement pour les besoins de l'enquête, il est maintenu en détention", a déclaré à des journalistes un des avocats de Cédric Jubillar, Alexandre Martin.

Mardi dernier, Cédric Jubillar avait lancé aux aux magistrats devant statuer sur sa demande de remise en liberté: "Je suis innocent", cinq mois après avoir été écroué, soupçonné du meurtre de sa femme, Delphine.

La défense avait alors plaidé pour la remise en liberté du mari de l'infirmière disparue dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020. L'avocate générale Chantal Firmigier-Michel a pour sa part requis le maintien en détention.

Cédric Jubillar, incarcéré depuis le 18 juin après sa mise en examen pour homicide volontaire, avait dès juillet demandé sa remise en liberté auprès du juge des libertés et de la détention (JLD). Il a ensuite saisi la chambre de l'instruction de la cour d'appel. Jusqu'ici ses recours ont été rejetés, la justice estimant que les éléments à charge étaient suffisants pour justifier son maintien en détention, à la maison d'arrêt de Seysses, près de Toulouse. 

Les avocats du peintre-plaquiste de 34 ans, placé en isolement, dénoncent une détention provisoire "abusive" et estiment que la "présomption d'innocence est bafouée". "Cet homme est détenu dans des conditions d'isolement insupportables", a encore dénoncé la défense. Sur le fond du dossier, si la justice met en avant "un faisceau d'indices graves et concordants" à l'encontre de son client, l'avocate Emmanuelle Franck les qualifie d'"insuffisants".

Les deux jeunes enfants du couple ont depuis été placés chez la soeur de Delphine Jubillar. De nombreuses recherches ont été entreprises par les gendarmes aux environs du village. Régulièrement, des amies de l'infirmière se rassemblent et arpentent champs et bois autour de Cagnac-les-Mines en espérant trouver un indice.

La rédaction de RMC (avec AFP)