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Eric Brocardi, porte-parole des sapeurs-pompiers de France, victime de menaces de mort

Le porte-parole de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSPF), Eric Brocardi, affirme être victime de menaces de mort proférées par des antivax depuis sa prise de position concernant la réintégration des pompiers non-vaccinés.

Le sapeur-pompier et porte-parole de la FNSPF, Eric Brocardi, a confirmé être victime de menaces de mort auprès de l’AFP ce mercredi 17 août. Il précise que “plusieurs dépôts de plaintes sont en cours”.

C’est après sa prise de parole en juillet dernier, dans le magazine Marianne, que les messages haineux à son encontre avaient commencé à fleurir. Dans cette interview, Eric Brocardi s’était positionné contre la réintégration des pompiers non vaccinés pour venir gonfler les effectifs luttant contre les différents feux de forêt sur le sol français.

Il avait estimé que le "manque de personnel" chez les pompiers "existait avant la crise Covid", ajoutant que les pompiers auraient "les mêmes lacunes si demain (les pompiers non-vaccinés) étaient réintégrés”.

Selon la Sécurité civile, moins de 200 pompiers professionnels sur 41.800, et 5.000 pompiers non-professionnels sur 197.000 n'ont pas été vaccinés et ont de fait été suspendus.

Vague de soutien sur les réseaux sociaux

Du côté de la FNSPF, le président Grégory Allione a annoncé que la fédération "portera également plainte", apportant son "plein soutien" à Eric Brocardi.

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a dénoncé mercredi les menaces de mort "insupportables" dont le porte-parole de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSPF) a fait l'objet "après s'être opposé publiquement à la réintégration des pompiers non-vaccinés".

Plus tôt dans la journée, le maire de Nice, Christian Estrosi, avait assuré sur Twitter son "soutien total" à M. Brocardi.

Une vague de soutien s'est plus largement mise en place sur les réseaux sociaux dans la journée de mercredi, à l'aide du hashtag #JeSoutiensBrocardi.

Le porte-parole de la sécurité civile, Alexandre Jouassard, a également dit à l'AFP avoir fait l'objet de messages d'insultes et de menaces.

"On fera le nécessaire au niveau des dépôts de plaintes et du suivi de signalements à la plateforme Pharos car cela ne peut pas continuer", a-t-il souligné.

AL avec AFP