RMC

Manuel Valls giflé: "Une preuve de plus qu’il n'est pas un candidat qui rassemble"

Le candidat à la primaire de gauche a été giflé mardi par une jeune homme lors d'un déplacement de campagne en Bretagne.

Alors que le candidat à la primaire de la gauche serrait des mains en sortant de la mairie de Lamballe (Côtes-d'Armor), à une vingtaine de kilomètres de Saint-Brieuc, un jeune homme d'une vingtaine d'années s'est penché en avant pour le gifler. Un membre du service de sécurité l'a aussitôt plaqué au sol.

Peu après, Manuel Valls, détendu, a réagi à l'incident devant la presse: "Je ne suis pas venu parler de moi. Il y a toujours des individus qui veulent empêcher la démocratie de s'exprimer". Et d'ajouter: "Il y a ceux qui contestent la démocratie et ceux qui l'incarnent comme les hommes politiques. La démocratie ne peut pas être la violence".

Remis à la gendarmerie de Lamballe par le service de sécurité de l'ancien Premier ministre, le jeune agresseur a été placé en garde à vue pour "violences sur une personne chargée d'une mission de service public".

Manuel Valls va porter plainte contre le jeune homme de 18 ans "parce que c'est un coup. L'acte physique est violent, ce n'est pas comme la farine. Si vous laissez passer un acte de violence, si vous ne portez pas plainte, vous donnez l'impression que c'est possible". 

"Cela ne veut rien dire, ça aurait pu arriver à n'importe quel candidat"

Dans le camp de l’ancien Premier ministre, on parle d'un "épiphénomène". "Cela ne veut rien dire, ça aurait pu arriver à n'importe quel candidat" se défend l'un des portes paroles de Manuel Valls. Et d’ajouter: "On ne va pas y passer la nuit, pas question de changer quoi que ce soit".

Manuel Valls l'a dit dès mardi soir, "rien ne m'empêchera d'aller vers les Français". Mais en privé, les proches du candidat sont bien moins philosophes. "On s'en serait bien passé" lâche l'un d'entre eux.

Après l'enfarinage à Strasbourg, la gifle à Lamballe, "ça fait beaucoup". "Pas surprenant", renchérit une élue socialiste de Bretagne. "C’est une preuve de plus que Manuel Valls ce n'est pas un candidat qui rassemble", citant pêle-mêle les "coups de menton", les "actes d'autorités" de l'ancien Premier ministre. Pour cette députée, "tout cela ça suscite sans surprise un climat délétère autour du bilan et de la personnalité de Manuel Valls".

Jean-Baptiste Durand (avec AM)