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"Gentil et serviable" avant de tomber dans la délinquance: au procès des attentats du 13-Novembre, Salah Abdeslam raconte sa vie avant le terrorisme

C'est une semaine marquante au procès des attentats du 13 novembre à Paris. La parole est aux 14 accusés et, mardi, c'est le rescapé des commandos Salah Abdeslam qui a été interrogé sur son passé.

Auditionné mardi par la cour d'assises spéciale de Paris à l'occasion d'un interrogatoire de personnalité, sur sa vie, son passé, et ses relations, Salah Abdeslam est apparu sous un nouveau visage. Le seul membre encore en vie des commandos jihadistes qui ont fait 130 morts et des centaines de blessés à Paris et à Saint-Denis, s’est rasé la tête, mais a gardé sa longue barbe.

Mais c’est surtout son attitude qu’on ne reconnaît pas. Il parle calmement, à mille lieux des éclats et son agressivité du début du procès. Il raconte son enfance. Il est décrit comme "quelqu’un de gentil et serviable", un élève studieux "dans la moyenne".

Puis il rentre dans la petite délinquance. Il va en boîte, il boit, fume, joue au casino. "Je vivais comme vous m’avez appris à vivre en occident", explique-t-il. En filigrane on comprend qu’il a bien changé, et quand on voit son sourire parfois narquois et son refus de répondre à certaines questions, notamment sur son amitié avec Abdelhamid Abaaoud, organisateur des attentats, on devine qu’il ne dit que ce qu’il a envie de dire. Il doit être de nouveau interrogé mais sur ses crimes cette fois, en janvier prochain.

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Maxime Brandstaetter (avec G.D.)